Réapprendre à vivre sans la dépendance du petit écran
Washington, 22 avril 1999 (APIC) Lancée il y a cinq ans, l’idée de la «Semaine internationale sans télé» suit son bonhomme de chemin, un peu partout dans le monde, mais sur le continent américain, principalement. Les statistiques étaient suffisamment alarmantes pour que des organismes de défense de la famille montent au créneau. La cinquième «Semaine internationale sans télé» aura lieu cette année du 22 au 28 avril. Encore un pas, peut-être, pour sortir les enfants – et les adultes – de la dépendance du petit écran.
Selon une étude rendue publique par l’agence argentine d’information AICA, dans la plupart des pays du monde, une personne normale regarde la télévision en moyenne quatre heures par jour, soit un sixième de la journée. En d’autres termes, une personne de soixante ans aura passé dix ans de sa vie devant le petit écran, sans se lever.
Inquiétant. Suffisamment en tout cas pour que Henry Labalme fonde, il y a cinq ans, avec quelques amis «L’Amérique sans télé», et lance l’idée de la la «Semaine internationale sans télé». Aujourd’hui, quelque 12 millions de personnes participent chaque année a cette initiative, en Amérique principalement, en Europe dans une moindre mesure.
Ainsi, des dizaines de milliers d’écoles organisent sur le continent américain la «Semaine sans télé» pour leurs élèves. Des bibliothèques, des centres de santé et d’éducation ont emboîté le pas. L’initiative de la «Semaine sans télé» a trouvé un écho en Argentine, en Bolivie, au Mexique, au Canada, en Australie, en Nouvelle Zélande, en Grande Bretagne, en Pologne, en Italie, en Hollande, en Suisse, en France et en Allemagne.
Il s’agit tout simplement de faire en sorte que les enfants soient des enfants, qu’ils jouent et s’amusent, et que les parents profitent de leurs enfants. Le plus grand défi est dans les activités alternatives à proposer aux millions de personnes qui veulent réapprendre à vivre sans le petit écran. Les promoteurs de l’initiative de la semaine sans télé offrent du matériel d’organisation (y compris par e-mail), une liste de jeux, des conseils pratiques pour l’organiser.
Données éloquentes
Selon le «Nielsen Meddia Research» un enfant entre 2 et 11 ans regarde la télévision en moyenne 1’197 minutes par semaine, ou l’équivalent de 19h57. Ces mêmes enfants ont, selon le «American Family Research Council», une conversation plus ou moins profonde avec leurs parents 38,5 minutes par semaine, soit 31 fois moins.
Un jeune normal regarde la télévision 1500 heures par an. Alors qu’il en passe 900 à l’école, montre une enquête réalisée par le spécialiste Benjamin Barber. Selon l’enquête de Daniel Schorr, un jeune de 18 ans a vu quelque 200’000 actes de violence à la télévision. Le drame de Denver, aux Etats-Unis, le rappelle brutalement. D’autant plus que des chaînes de TV consacrent actuellement presque l’essentiel de leurs programmes à la guerre des Balkans. Banalisant par là la guerre, comme elles avaient déjà banalisé la guerre du golfe… et les frappes qui continent aujourd’hui encore. (apic/zenit/pr)
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