La lettre du pape a été écrite le 1er avril 2026, avant donc la récente polémique ouverte par Donald Trump. Elle a été rendue publique le 14 avril, alors que le pape effectue un voyage apostolique dans plusieurs pays africains.
«La légitimité de l’autorité ne dépend pas de l’accumulation de puissance économique ou technologique, mais de la sagesse et de la vertu avec lesquelles elle est exercée», assure le pape dans le message adressé à cette académie présidée par la sœur britannique Helen Alford. Si «la justice et la force sont indispensables» pour qu’un pouvoir agisse, «la tempérance s’avère également essentielle pour un usage légitime de l’autorité», déclare le pape.
Une des «plus hautes expressions» du pouvoir légitime est la «démocratie authentique», écrit le pape. Celle-ci «ne demeure saine que lorsqu’elle est enracinée dans la loi morale et dans une vision juste de la personne humaine», prévient le pontife américain. Sans ce fondement, elle risquerait de devenir «une tyrannie de la majorité» ou «un masque pour la domination des élites économiques et technologiques», met-il en garde. Selon lui, la concentration du pouvoir entre les mains de quelques-uns «menace à la fois la participation démocratique des peuples et la concorde internationale».
«La puissance divine ne domine pas, mais guérit et restaure», poursuit-il, invitant «l’action humaine» à s’inspirer de cette logique de charité, pour «façonner la ›cité terrestre’ dans l’unité et la paix». Il est donc nécessaire de «construire une culture de la réconciliation» afin de «surmonter les pièges de l’indifférence et de l’impuissance».
La paix n’est «pas simplement l’absence fragile de conflit» mais «le fruit de la justice, née d’une autorité humblement mise au service de chaque être humain», conclut lLéon XIV. (cath.ch/imedia/cz/lb)
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