La réforme « Église 29 » a franchi une étape clé au printemps 2026 avec la publication d’un guide des fusions permettant d’appliquer petit à petit les scenarios de regroupement validés de paroisses, rapporte la RTS (19 avril). Les rapports des consultations pour la mise en place des premiers scénarios de fusions ont été transmis aux autorités religieuses supérieures.
Ces dernières estiment cette réforme indispensable face au manque de relève de pasteurs et à la diminution du nombre de croyants.
Les paroisses s’efforcent de réaliser ces fusions de la manière la plus démocratique possible, sur la base de deux critères principaux: la taille du bassin de population, qui doit être suffisante pour constituer une paroisse, et le nombre de protestants présents sur le territoire concerné.
Si certaines paroisses sont déjà parvenues à se mettre d’accord, dans de nombreuses régions les rapprochements restent complexes, note la RTS. Plusieurs paroisses ont d’ores et déjà demandé des exceptions. Les raisons invoquées sont notamment un fort attachement à la paroisse, des temps de trajet jugés trop importants, des sensibilités ecclésiales trop différentes ou encore la peur qu’une paroisse plus grande prenne le dessus sur sa voisine plus petite. En dernier ressort, le Synode de l’EERV tranchera, avec le risque que des paroisses ou des villages se déchirent durablement.
Selon Philippe Leuba, président du Conseil synodal de l’EERV, la réforme va au-delà du simple regroupement. Elle s’accompagne d’une refonte des structures de l’Église, avec une simplification de l’organisation.
A noter que dans l’Église catholique, en particulier dans le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg (LGF), les fusions de paroisses sont encouragées, avec un certain nombre de regroupements déjà effectués ces dernières décennies. (cath.ch/rts/arch/rz)
Raphaël Zbinden
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