Les mouvements indigénistes dénoncent 500 ans d’exploitation
Brasilia, 11 mars 1999 (APIC) Les mouvements indigénistes brésiliens, appuyés par les organisations sociales et populaires, lanceront dès avril prochain la campagne «Brésil, 500 ans de résistance indienne, noire et populaire». Conférences, marches populaires et débats rappellerons l’histoire peu glorieuse de la colonisation. Dont les conséquences s’inscrivent aujourd’hui en termes sociaux pour les paysans sans terre, l’exploitation des indigènes et les millions de pauvres.
En avril 2000, quand le Brésil célébrera le 500e anniversaire de sa «découverte» par des navigateurs portugais, les populations indiennes et noires, ainsi que les mouvements sociaux et populaires, feront en effet mémoire de 500 ans de résistance et de lutte.
C’est en avril prochain que sera officiellement lancée cette campagne pour laquelle le texte introductif est déjà rédigé. Ce texte, indique le Conseil indigéniste missionnaire (CIMI) de la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB), rappelle «les moyens utilisés par les colonisateurs pour annexer ces terres au Vieux Monde, en occultant totalement la culture et l’expérience de quelque 5 millions de personnes qui vivaient là depuis des millénaires».
Pour les groupes qui participent à la campagne, «le 22 avril, date de l’arrivée des Portugais sur le littoral bahianais, est un jour mythique, la matrice d’une histoire violente et inhumaine qui continue jusqu’à aujourd’hui». En avril 2000 s’ouvrira la Conférence indienne 2000: celle-ci réunira 2000 Indiens qui débattront des défis auxquels le pays doit faire face.
Plusieurs organisations et mouvements participent à cette campagne: la Conférence nationale des organisations noires, le Groupe de travail missionnaire évangélique, la Commission pastorale de la terre (CPT), la Centrale des Mouvements populaires, la CNBB, le CIMI et le Conseil de coordination des peuples et organisations indiennes du Brésil. (apic/cip/pr)
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