Belgique: Le projet du «monastère du roi Baudouin» n’est pas enterré

L’évêché de Hasselt redemande un permis de bâtir

Hasselt, 14 mars 1999 (APIC) Le projet du «monastère du roi Baudouin», dans l’Est de la province néerlandophone du Limbourg – dont le permis de construire octroyé il y a 4 ans vient d’être annulé par le Conseil d’Etat belge -, n’est pas enterré. L’évêché de Hasselt a décidé de réintroduire sa demande de permis de bâtir comme en 1994 «en suivant la procédure ordinaire». Bâti sur une parcelle du domaine royal d’Opgrimbie léguée par feu le roi Baudouin, le monastère, dont les travaux sont stoppés, est à moitié achevé.

Le 1er février dernier, le Conseil d’Etat avait rendu un arrêt annulant le permis de bâtir accordé le 14 décembre 1994 à l’évêché de Hasselt pour la construction d’un monastère sur une propriété de 14 hectares, détachée du domaine royal d’Opgrimbie et léguée à l’évêché par testament du roi Baudouin.

Trois mois après la mort du souverain, l’évêché avait annoncé, en novembre 1993, qu’il souhaitait, conformément à la volonté du roi, faire construire à Opgrimbie un monastère pour une jeune famille monastique: les Petites Sœurs de Bethléem, de l’Assomption de la Vierge et de saint Bruno. Interpellé dès le départ sur l’obtention du permis de bâtir et sur le respect de l’environnement, le Conseil d’Etat le 24 octobre 1995, s’était prononcé une première fois, invalidant une série d’objections contre la future construction. Sur foi de cet arrêt, les travaux avaient commencé sans tarder, afin de rester dans les délais légaux prescrits: il s’agissait d’entamer la construction avant l’échéance du 14 décembre 1995, date d’expiration du permis de bâtir.

Début 1999, près de la moitié des travaux de construction avaient été réalisés sur un ensemble dont le plan prévoit, au stade final, une trentaine de cellules individuelles, des ateliers de travail, une chapelle, des salles communes et un mur d’enceinte. Pour éviter d’avoir à se soumettre à de nouvelles études d’incidence sur l’environnement, le projet de monastère sera limité au territoire de la commune de Maasmechelen, annonce l’évêché. Quant au «Domaine royal» désigné sur le plan d’aménagement du territoire, l’évêché estime, sur la base des avis juridiques autorisés, qu’il n’est pas en contradiction avec l’implantation d’un monastère. (apic/cip/be)

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