Jérusalem: Plusieurs millions de pèlerins chrétiens attendus en Terre Sainte pour l’an 2000
Jérusalem, 16 mars 1999 (APIC ) En raison du flux inégalé de pèlerins chrétiens et de touristes attendus en Terre Sainte pour l’an 2000, l’accès au Saint Sépulcre à Jérusalem et à la Basilique de la Nativité, à Bethléem, ne sera pas garanti pour tous. Selon les experts israéliens et palestiniens du tourisme, seule une minorité d’entre eux pourra pénétrer dans ces deux principaux sanctuaires chrétiens à l’occasion du millénaire.
Selon Shabtai Shai, directeur-général du Ministère israélien du Tourisme, cité amrid par le quotidien israélien «The Jerusalem Post», tous les problèmes de goulots d’étranglement attendus dans le domaine de l’hébergement, des transports et de l’entrée dans le pays sont résolus. Sauf l’accès au Saint Sépulcre, construit à l’endroit de la crucifixion et du tombeau du Christ. L’étroitesse des lieux ne pourra permettre l’entrée que de 750’000 visiteurs, sur les 4,5 millions de pèlerins attendus l’an prochain. «Pour les lieux saints, c’est le seul problème, mais je ne vois pas de solution», a déclaré Shabtai Shai.
Des responsables israéliens ont proposé une solution partielle, à savoir le percement d’une porte supplémentaire. Si les chefs des Eglises historiques qui se partagent l’occupation du sanctuaire sont théoriquement d’accord, il n’y a pas d’accord sur l’emplacement, note le quotidien israélien. «Changer même une petite pierre dans l’église est quasiment impossible», a-t-il poursuivi.
Hani Abu-Dayyeh, vice-président de l’agence de voyage «Near East Tourist Agency» à Bethléem, dresse le même constat pour la Basilique de la Nativité à Bethléem, dans les territoires palestiniens. Le lieu de naissance du Christ ne peut recevoir qu’un million de visiteurs par an. D’autant plus que de nombreux pèlerins souhaitent participer à une messe dans la basilique historique, et ne pas se contenter d’une rapide visite.
Les deux responsables du tourisme participaient à un atelier sur «Tourisme 2000, chance pour des bénéfices mutuels», une initiative du Forum israélo-palestinien pour les Affaires Publiques. Les représentants palestiniens se sont une nouvelle fois plaints des barrages routiers installés par les Israéliens entre Jérusalem et Bethléem, qui font perdre au moins deux heures aux visiteurs, alors que les deux cités ne sont qu’à quelques minutes l’une de l’autre. Si le gouvernement israélien invoque des motifs de sécurité, Gershon Baskin, coordinateur israélien du Forum, considère que ces «checks points» sont inutiles du point de vue sécurité, au regard du nombre de gens qui les contournent à travers champs.
La nuit de Noël tombe la veille du sabbat: arrangement avec le Grand Rabbinat
Un gros problème encore du côté juif: que faire des touristes et pèlerins chrétiens le 24 décembre, nuit de Noël, qui tombe sur un vendredi, veille du sabbat ? Pour le moment, les hôteliers juifs ont obtenu un arrangement avec le Grand Rabbinat de Jérusalem qui stipule que les hôtels munis de certificats «casher» peuvent servir de lieux pour les célébrations chrétiennes, pour autant qu’il n’y ait aucune désacralisation du sabbat, par exemple par l’usage d’installations électriques. (apic/jpost/be)
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