Mgr Bernard Genoud, «un homme obéissant, docile et généreux»

Recevant jeudi une presse venue nombreuse au Centre diocésain de Villars-sur-Glâne, le vicaire général Jacques Richoz a rappelé qu’un diocèse sans évêque « est un troupeau sans pasteur ». A Fribourg, de nombreuses décisions étaient en attente depuis le 12 juin dernier. Mgr Richoz, en tant qu’administrateur diocésain, est chargé depuis l’été dernier d’assurer l’intérim et d’expédier les affaires courantes jusqu’à l’entrée en fonction du nouvel évêque, qui ne peut avoir lieu qu’après son ordination épiscopale.

Le vicaire général s’est plu à relever la jovialité de Bernard Genoud, un de ses anciens élèves au Séminaire et un commensal agréable aux bons mots forts appréciés. Il a qualifié le nouvel évêque d’ »homme obéissant, docile et généreux » pour avoir accepté une charge épiscopale « qui n’est pas une sinécure ». L’abbé Genoud l’a fait après avoir été convoqué d’urgence mardi 16 mars à la nonciature, où on lui a présenté cette nomination comme étant l’expression de la volonté du Saint-Père. Il aimerait bien qu’on l’appelle désormais « père évêque » et qu’il le soit vraiment pour ses prêtres et l’ensemble des laïcs du diocèse. Et le nouvel évêque de souhaiter exercer une autorité qui ne soit pas un pouvoir, mais un service, et que l’évêché soit la « maison de famille ».

Accepter la charge épiscopale, une réponse de foi

Mgr Bernard Genoud, expliquant les circonstances de sa décision, a dit avoir accepté « avec crainte et tremblement », car la charge épiscopale « c’est beau, mais c’est aussi lourd et grand ». Mais le nouvel évêque n’a pas trop hésité devant la tâche qui s’offrait à lui: « Il n’y a pas 36 raisons de dire oui à un appel du pape, c’est la foi. C’est aussi le fait que dans ma vie, j’ai toujours essayé de chercher la volonté de Dieu, sans toujours la trouver suffisamment explicitement, et surtout sans toujours y répondre avec assez de fidélité. J’ai aussi accepté parce que j’aime l’Eglise. » Bernard Genoud admet qu’il a toujours cherché, voire qu’il a eu de la peine à trouver sa vocation. Enfant, il voulait bien être prêtre, puis à l’adolescence, il a hésité longtemps entre la médecine et la musique.

La devise du nouvel évêque: « Ma grâce te suffit »

Même au séminaire, Bernard Genoud n’était pas sûr de vouloir devenir prêtre. Une phrase du cardinal Journet, « notre maître à tous, nous les prêtres d’un certain âge », m’avait fortement marqué. Il m’avait dit: « Vous comptez avec vos possibilités à vous, mais vous n’y arriverez jamais, vous n’aurez jamais les moyens d’être prêtre… J’ai répondu merci, c’est très encourageant! Et lui de rétorquer: non, car vous oubliez que vous n’êtes pas seul, c’est pas vous qui choisissez, c’est Lui qui vous choisit. Dieu est adulte et il est capable de prendre la responsabilité de ses choix. Alors, s’il vous choisit, faites confiance. » Cette confiance est devenue pour moi comme un écho dans la vie. Saint Paul, qui se pose des questions, reçoit cette réponse du Christ: « Ma grâce te suffit ». C’est cette phrase que le nouvel évêque a choisie pour devise épiscopale. (apic/be)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/mgr-bernard-genoud-un-homme-obeissant-docile-et-genereux/