Rome: Pour le cardinal Castrillon Hoyos, pas question d’ordonner des femmes diacres
Rome, 26 mars 1999 (APIC) Pour le cardinal Dario Castrillon Hoyos, prélat influent de la curie romaine, pas question d’ordonner des femmes diacres. L’ordination diaconale des femmes serait impraticable parce qu’elle «représenterait un degré vers le sacerdoce», a affirmé le 25 mars 1999 le cardinal Castrillon Hoyos, préfet de la Congrégation pour le clergé.
Contrairement à l’opinion d’autres théologiens et évêques – notamment dans les régions germanophones d’Europe – le cardinal colombien est d’avis que le diaconat étant lié à la prêtrise et que la prêtrise est réservée aux seuls hommes, il ne peut y avoir de femmes diacres. Les femmes ont par ailleurs accès à de nombreuses autres tâches, affirme-t-il. Cette position du cardinal de la curie romaine intervient quelques jours après qu’un article de la revue jésuite italienne «La Civiltà Cattolica» – une revue contrôlée par le Vatican – avait laissé ouverte la question du diaconat de la femme.
Le cardinal Castrillon présentait la Lettre de Jean Paul II adressée aux prêtres à l’occasion du Jeudi Saint 1999. Sans s’étendre sur le sujet des diaconesses, il a insisté en revanche sur la «paternité spirituelle» des prêtres, qui consiste à «porter aux autres la lumière de l’Evangile». Par ailleurs, évoquant la situation actuelle des vocations dans le monde, il a assuré qu’»aujourd’hui, il y a un réveil des vocations même en Europe», en prenant le séminaire romain en exemple, qui, a-t-il affirmé, «a plus de vocations de jamais ces derniers temps».
«La crise qui s’est vérifiée dans les années 70 et 80 n’est pas présente partout», a encore indiqué le cardinal Castrillon Hoyos. Il a ajouté que la provenance des candidats au sacerdoce est aujourd’hui différente. «Les vocations viennent du monde des professionnels et de personnes qui ont commencé l’Université», a-t-il expliqué, soulignant qu’il s’agit là de «vocations plus mûres». (apic/imedia/cic/be)
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