Monde missionnaire peu conscient de l’importance de l’information

Rome: L’agence de presse missionnaire MISNA face à de sérieuses difficultés financières

Rome, 1er février 1999 (APIC) L’agence de presse missionnaire MISNA à Rome, fondée il y a un peu plus d’un an, doit faire face à de sérieuses difficultés financières qui menacent son avenir. Dans un appel pressant intitulé «SOS MISNA», son directeur, le Père Giulio Albanese, écrit que l’agence vit «peut-être le moment le plus difficile de sa brève, mais intense histoire». Le religieux combonien italien s’investit nuit et jour pour faire tourner MISNA. Il estime que les instituts missionnaires ne sont pas assez conscients de l’importance de l’information. «Nous naviguons à vue», déplore-t-il.

Dans une interview accordée à l’APIC, le Père Albanese relève que son éditeur, le Service Missionnaire (SERMIS) à Bologne – émanation des congrégations missionnaires italiennes – , n’est pas en mesure de fournir le soutien financier adéquat à l’agence, qui a pourtant fait ses preuves en 14 mois d’existence. «Nous sommes convaincus que notre travail d’information est une manière concrète de faire de l’animation missionnaire par le biais des moyens de communication moderne».

MISNA est rapidement devenue une référence pour les médias séculiers

«Nous n’avons que quatre postes et demi de journalistes – et nous publions en trois langues! – pour faire fonctionner une agence de presse qui diffuse des nouvelles tous les jours et faire face aux demandes croissantes d’information de la part des missionnaires et des médias», note le directeur de MISNA. Lancée comme une tentative expérimentale par une poignée de missionnaires italiens convaincus que la mission ne consiste pas uniquement en la construction d’églises, d’écoles et de dispensaires dans le tiers monde, «une vision quelque peu dépassée aujourd’hui», MISNA est très rapidement devenue une référence reconnue pour la presse séculière au niveau mondial.

«Si la grande presse a répercuté les massacres de Makobola au Congo, le drame de la Guinée Bissau ou du Sierra Leone, c’est aussi grâce à nous», lance le Père Albanese. Qui déplore le peu de moyens à sa disposition: «Imaginez, une seule ligne téléphonique, pour le téléphone et le fax, alors que nous sommes sur internet!» Sans parler des conditions salariales peu attrayantes et de la surcharge de travail. Ainsi, la semaine dernière, le service a été suspendu …pour cause de maladie. «Pour nous maintenir à moyen terme, nous avons besoin de davantage de moyens financiers et de personnel, c’est le sens de mon appel auprès des supérieurs d’instituts missionnaires, pour qu’ils prennent vraiment conscience du rôle de la communication moderne et qu’ils nous donnent les moyens de répercuter ce que vivent les jeunes Eglises du Sud; cela relève aussi de l’engagement missionnaire!» (apic/be)

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