Relations Chine-Saint-Siège: repartir à zéro
Rome , 10 février 1998 (APIC) Il n’existe pas un modèle déjà prêt à copier et à appliquer dans les rapports entre la Chine et le Saint-Siège, soutient dans une thèse un historien chinois, Ren Yan Li. Pour lui, il est «nécessaire de trouver un mode nouveau qui permette aux deux parties de surmonter les obstacles actuels».
L’analyse de Ren Yan Li est publiée dans un ouvrage d’Agostino Giovagnoli intitulé Rome et Pékin. Le tournant extra-européen de Benoît XV, qui vient de paraître aux éditions Studium (Rome), signale l’agence missionnaire Fides. Il montre comment, au début de ce siècle, l’Eglise catholique a commencé à prendre ses distances vis-à-vis du colonialisme précisément à partir de la Chine. Durant la première guerre mondiale, le Saint-Siège a cherché à établir des relations diplomatiques avec ce pays, et Benoît XV, dans l’encyclique «Maximum Illud», a indiqué une nouvelle perspective pour l’évangélisation du monde sur la base de l’expérience chinoise.
Fides signale d’autre part la traduction en chinois de l’ouvrage «Histoire des Chrétiens de Chine», écrit par Jean Charbonnier et publié en 1992 par les Editions Desclées. Elle est éditée par la «Chinese Academy of Social Science» sous le titre «Zhongguo Jidutushi». Les traducteurs, Geng Sheng, de l’Académie des Sciences sociales de Pékin, et Zheng Dedi, de la «Hangzhou University» de Zhejiang, ont ramené le texte de 30 à 29 chapitres. Une introduction «met en garde» les lecteurs contre «des interprétations erronées», mais, à en croire Fides, les grandes lignes de l’édition française ont été «assez bien respectées». (apic/cip/fides/pr)
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