Dans le dernier numéro de « Regard », le bulletin d’information romand de l’Action de Carême, Charles Ridoré lance un appel aux paroisses afin qu’elles jouent le jeu de la solidarité. Il leur rappelle que la campagne de carême permet, dans la montée vers Pâques, de relier la quête spirituelle et la conversion personnelle à la dimension du partage avec les plus défavorisés de la planète. Au fil des années, l’Action de Carême s’est donné les structures et les compétences qui lui permettent d’assumer avec efficacité et une vision d’ensemble un mandat qui est loin d’être simple à réaliser. Cette démarche « en Eglise » est menacée par des « tentations » émanant de notre propre Eglise, écrit-il.
Charles Ridoré vise ici les paroisses qui se servent du matériel d’animation mis à disposition par l’Action de Carême mais qui « détournent » l’argent de la collecte de carême pour leurs propres projets: besoins de la paroisse, aide directe aux pauvres d’ici, à un missionnaire originaire de la paroisse, etc…. Il rappelle que toute diminution de la collecte due à des montants utilisés à d’autres fins se fait au détriment des pauvres des pays du Sud. La partie « pauvre » de l’Eglise en Suisse, qui bénéficie aussi de l’argent de la collecte – l’Action de Carême et la Conférence centrale catholique-romaine financent conjointement des tâches régionales et nationales de l’Eglise suisse – en pâtit également. Cette péréquation financière représentait 3,3 millions de francs en 1997. « Le temps de carême, ce sont six semaines par année, sur cinquante-deux », écrit le secrétaire romand de l’Action de Carême, « et cette œuvre d’entraide des catholiques suisses a besoin en cette période de l’appui de tous les fidèles. » (apic/be)
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