Nouvel appel du pape: réduire la dette des pays pauvres

Rome: 85e Journée mondiale des migrants

Rome, 22 février 1999 (APIC) Le pape demande à nouveau que les gouvernements des pays riches réduisent la dette des pays pauvres. Il dénonce en outre vigoureusement le « déséquilibre économique » qui produit d’énormes différences entre les peuples de la terre. « Une situation qui pourrait devenir irréversible avec des conséquences tragiques pour l’humanité toute entière », déclare encore Jean Paul II à l’occasion de son message pour la 85ème Journée mondiale des migrants.

Publié samedi, le message du pape pour la Journée des Migrants 1999 rappelle que l’Eglise peut être qualifiée de « pèlerine », en marche vers le Grand Jubilé. En ce sens, « l’Eglise est par nature solidaire avec le monde des migrants ». Ces derniers, appartenant à différentes langues, races et cultures sont considérés comme des « étrangers », au même titre que les chrétiens, les Fils d’Abraham, qui attendent la Terre Promise.

« Cette perspective, souligne le pape, aide les chrétiens à abandonner toute logique nationaliste et à se soustraire aux schémas idéologiques étroits ». Le rôle des catholiques est en effet « d’assurer à l’étranger l’hospitalité, quelque soit son appartenance religieuse, réfutant ainsi toute exclusion ou discrimination raciale, reconnaissant la dignité de toute personne et s’engageant ainsi à en promouvoir les droits inaliénables ».

Pour Jean Paul II, « les flux migratoires consistants » interpellent la responsabilité des croyants individuellement, mais aussi des communautés. Ainsi les paroisses sont par excellence le lieu de l’accueil, « lieu de rencontre et d’intégration de toutes les composantes d’une communauté (…) là où disparaissent les différences entres les natifs et les étrangers ». « La paroisse, dit le pape, désigne étymologiquement une habitation dans laquelle l’hôte se trouve à son aise : elle accueille tout le monde sans discriminer personne car personne n’y est étranger ».

Remise consistance ou totale de la dette extérieure

Le pape souligne ensuite que les migrants viennent en général de pays aux conditions sociales difficiles, souvent de grande pauvreté, que la dette extérieure tend à aggraver ». Et de lancer avec force un appel « à une réduction consistante » de la dette extérieure de ces pays « si ce n’est à sa remise totale », en cette dernière année avant l’An 2000. Le pape exige ainsi que soit mise en place « en formes concrètes et efficaces » la révision de la dette extérieure « pour que le déséquilibre entre les pays riches et les pays pauvres ne devienne pas irréversible avec des conséquences tragiques pour l’humanité toute entière ». (apic/imed/ba)

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