Suisse romande: Campagne de mars des Centres sociaux protestants

Nouvelle publication: le « Minimum pour vivre »

Lausanne, 26 février 1999 (APIC) La notion du revenu minimum est au coeur de la politique sociale et de la lutte contre la précarité et l’exclusion. De quelle somme une personne. un couple ou une famille doivent-ils disposer pour vivre, pour survivre ? Ces questions sont abordées dans la nouvelle publication des Centres sociaux protestants romands (CSP) : « Minimum pour vivre ». Les CSP appellent à un changement de mentalité et à une réforme des divers systèmes actuellement en vigueur.

L’ouvrage (208 pages au prix de 25francs) comporte deux parties. La première se présente comme un guide des différents minimums vitaux en vigueur dans les cantons romands. La seconde aborde d’une manière plus théorique la notion de revenu minimum et se termine par des propositions concrètes de modifications des législations régissant ce domaine de la politique sociale. « L’objectif de cet ouvrage, indique Pierre-Alain Champod, directeur du CSP de Genève, est de prolonger le travail individuel des CSP par une réflexion plus globale sur ce thème ».

Contrairement à ce qu’on croit, il n’existe pas un, mais plusieurs montants pour concrétiser la notion « de minimum vital ». On trouve ce concept dans plusieurs législations et chacune a défini au franc près la somme nécessaire. Le minimum vital de l’Office des poursuites est diffèrent de celui versé aux rentiers AVS-AI dans le cadre des prestations complémentaires. Il est également différent de celui accordé aux personnes assistées. Dans cette dernière catégorie, un barème différent est appliqué aux requérants d’asile. De plus, les cantons étant compétents pour définir ces montants, on mesure à quel point il est difficile de s’y retrouver.

Les conclusions de l’ouvrage apportent diverses propositions. L’accès au minimum vital doit être un droit universel, les prestations sociales ne doivent pas être remboursables et doivent être flanquées de mesures d’accompagnement, les montants payés pour les impôts doivent être pris en considération dans le barème des Offices des poursuites. « Le minimum vital fait partie d’un débat plus vaste sur le développement des inégalités, sur le rôle et les limites de la redistribution des richesses par l’Etat, sur la lutte contre la précarité et l’exclusion », note P.-A. Champod. (apic/spp/mp)

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