Suisse: L’évêque de Bâle rejette fermement la «solution des délais» pour l’avortement

«Les autos mieux protégées que les enfants à naître»

Soleure, 5 janvier 1999 (APIC) La protection des choses est aujourd’hui mieux réglée en Suisse que la protection de la vie, dénonce Mgr Kurt Koch. «Les automobiles sont par exemple mieux protégées que les enfants à naître et les mourants», écrit l’évêque de Bâle dans un message de Nouvel An paru dans les bulletins de paroisses alémaniques.

Dans la société actuelle, on pourrait en arriver à l’idée qu’il vaut mieux venir au monde en tant que voiture, écrit sur un ton grinçant Mgr Koch. La «solution des délais» proposée actuellement en Suisse en matière d’avortement est l’expression même de l’inadéquation de la protection légale. Elle est le «plus mauvais chemin» pour résoudre le problème épineux de l’avortement.

Pour Mgr Koch, toute «solution des délais» est en soi un déni de justice parce que la vie à naître dès son tout début est une vie humaine. C’est pourquoi l’avortement est toujours le meurtre d’une vie humaine à naître. Chaque avortement présente donc un grave conflit entre le droit à la vie de l’enfant à naître, la liberté de conscience du corps médical et la liberté de décision de la mère. Or dans ce conflit, la «solution des délais» ne prend en compte que la dernière de ces réalités et occulte les deux premières.

La «solution des délais» est une «capitulation de l’Etat» devant l’une de ses principales responsabilités, la protection de la vie, relève Mgr Koch. A l’argument souvent évoqué selon lequel la «solution des délais» réduit dans l’ensemble les dommages, l’évêque de Bâle répond qu’elle ne fait pas baisser le nombre d’avortements, pas plus qu’elle ne favorise le nécessaire développement d’une politique familiale et sociale plus juste.

Mgr Koch ne laisse planer aucun doute. «Du point de vue de l’éthique chrétienne, la ’solution des délais’ sur laquelle le peuple suisse sera appelé à se prononcer ne mérite pas le terme de ’solution’». Un tel vote invite les chréétiens à s’interroger sur leur attitude face à la vie et à sa protection. «Notre reconnaissance pour notre propre vie doit nous pousser à prononcer un ’oui à la vie’ pour l’enfant à naître et pour la dignité de la mère», conclut l’évêque. (apic/wm/mp)

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