Le cardinal Jorge Arturo Medina Estevez, préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, a précisé au cours d’une conférence de presse qu’il n’y avait pas de grands changements entre le rite ancien de 1614 et le nouveau rite mais au contraire une « continuité ». Ce dernier est « plus sobre », a-t-il ajouté, dans le sens où les prières utilisées ne sont plus « de dédain ou d’injure au démon », mais une reconnaissance du diable « dans sa raison d’être substantielle, c’est-à-dire, du mal, l’ennemi de Dieu ».
Le cardinal a souligné qu’il n’y a que « très peu de cas » actuellement qui nécessitent un tel rite. C’est d’ailleurs l’évêque diocésain uniquement qui peut donner l’autorisation à un prêtre de célébrer le rite. Pour certains grands diocèses comme Rome ou Paris, un exorciste fixe est nommé par l’évêque. S’il n’y a que peu de cas, l’exorcisme peut être cependant très long, – « quatre heure parfois » – a affirmé le cardinal chilien en faisant référence au cas d’une jeune fille de Santiago du Chili. Il a lieu avec le « consentement obligatoire » de la personne possédée.
Enfin, le cardinal Medina Estevez a mis en garde contre la non croyance en l’existence du Diable. « Il y a des catholiques qui n’ont pas été suffisamment formés dans la foi et qui mettent en doute l’existence du Diable ». Et d’insister: « L’existence du Diable n’est pas une opinion que l’on peut prendre ou laisser, c’est un élément de foi et de la doctrine catholique ». (apic/imed/bb/be)
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