Démenti de la Conférence épiscopale

Congo Brazzaville: La presse gouvernementale dénonce un soutien de l’Eglise aux miliciens

Brazzaville/Dakar, 28 janvier (APIC) La Conférence épiscopale du Congo Brazzaville a rejeté les accusations de soutien aux miliciens de l’ancien premier ministre, Bernard Kolela. Selon la presse gouvernementale, des religieux chrétiens apporteraient une assistance aux rebelles qui affrontent depuis plusieurs semaines l’armée du président Sassou-Nguesso dans les faubourgs de la capitale.

Dans une « mise au point » rapportée par l’Agence France presse (AFP), les évêques congolais démentent « cette grave accusation mensongère qui pourrait jeter le discrédit sur l’Eglise catholique et mettre en danger la vie d’hommes d’Eglise et de sinistrés réfugies dans des locaux religieux ». « L’Eglise, n’est jamais complice d’actes visant la déstabilisation des institutions publiques », souligne la Conférence épiscopale .

Les déclarations à la télévision nationale d’un milicien capturé par les forces gouvernementales ont été à l’origine de la mise en cause de l’Eglise. Ce rebelle a en effet indiqué avoir été héberge dans un séminaire de Brazzaville. Après une enquête effectuée auprès des prêtres, la Conférence épiscopale « dément toute complicité avec cet homme ».

Les médias gouvernementaux radio et télévision ainsi qu’une radio privée proche du pouvoir ont également reproché à des prêtres d’un séminaire de Brazzaville de prêter « assistance aux débris des milices de Kolelas en leur offrant meubles et immeubles ». Selon ces organes de presse, « les responsables de ce séminaire ne sont pas seuls dans le collimateur de la police ». Des religieux ont pris fait cause pour les miliciens, alors des « prêtres défroqués professent la haine et la division au lieu de prêcher la foi », ont ils dénoncé.

Le Congo-Brazzaville continue s’enfoncer dans la violence sans perspective de règlement négocié jusqu’à présent pour une population livrée aux exactions des miliciens et première victime des combats. Les affrontements, quotidiens, ont des fait des centaines des morts depuis décembre, selon des sources officielles, des milliers selon d’autres sources.

Les combats opposent l’armée, appuyée par des troupes angolaises et des miliciens Cobras du président Denis Sassou Nguesso, aux milices Ninjas et Cocoyes de l’ancien Premier ministre Bernard Kolélas et du président déchu Pascal Lissouba, défaits lors de la guerre civile de 1997.

Mardi encore, des accrochages « très violents » opposant armée et Ninjas ont eu lieu à la périphérie sud de Brazzaville a indiqué mercredi une source militaire, selon qui les miliciens ont été « repoussés » sur une quinzaine de kilomètres. D’autres affrontements opposaient Cocoyes et forces gouvernementales dans la région de Dolisie. (apic/ibc/afp/mp)

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