Sénégal: Fin de la guerre en Casamance: accord de principe signé entre les parties
Dakar, 3 décembre 2000 (APIC) Le président sénégalais Abdoulaye Wade a annoncé confirmé vendredi à Dakar la fin de la guerre en Casamance. L’abbé Diamacoune Senghor, chef historique des rebelles a confirmé. Après plusieurs accords infructueux dans le passé, un nouvel accord a été signé, portant sur 11 points, pour mettre fin à une guerre de 19 ans, qui aura fait plus de 3’000 victimes en Casamance. Vendredi dernier, la journée a été décrétée fériée par le président Wade. Des prières dans des mosquées et des églises ont salué l’événement.
Le gouvernement sénégalais, la rébellion casamançaise et l’église de Ziguinchor, ont signé un accord pour entamer de lors d’une première rencontre officielles des pourparlers de paix. Les négociations débuteront le 16 décembre prochain dans la capitale méridionale, pour discuter de plusieurs questions relatives au retour définitif de la paix dans la région sud du pays.
L’accord a été signé le 25 novembre dernier et rendu public en fin de semaine à Dakar par une délégation gouvernementale sénégalaise, conduite par le ministre de l’Intérieur, le Général Mamadou Niang, et la direction politique, militaire et civile du mouvement séparatistes casamançais, dirigé par le fondateur du mouvement, l’abbé Augustin Daimacoune Senghor.
L’archevêque de Ziguinchor, Mgr Maixent Coly, a aussi paraphé le document. Les futures discussions porteront sur 11 points dont le dépôt des armes, le déminage de la région, la réinsertion sociale des combattants du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC), la restitution et la destruction des armes, le retour des militaires dans leurs casernes, la construction d’axes routiers pour désenclaver des localités isolées de la Casmance, la libération des prisonniers, le retour des réfugiés et personnes déplacées à cause du conflit…
A la suite de cet accord le président Abdoulaye Wade a annoncé que la guerre en Casamance est terminée. Il a salué l’église de Ziguinchor pour sa contribution, rendu hommage à son chef et appelé musulmans et chrétiens du pays à prier pour la paix et pour les victimes du conflit, dans les moquées, vendredi 1er décembre, et dans les églises, dimanche 3 décembre. La journée de vendredi a été décrétée journée fériée au Sénégal.
Mais les travailleurs du pays ont critiqué, pour une fois, cette mesure, prise, selon eux, au moment de payer les salaires de fin du mois. a cause du week-end, ils sont maintenant contraints d’attendre le début de la semaine prochaine pour percevoir.
Dans une déclaration faite à la presse, le président Wade a qualifié de > pour le pays et pour la sous-région, l’annonce de l’ouverture prochaine des négociations de paix entre son gouvernement et le MFDC. L’accord, a-t-il ajouté, est le résultat d’un long processus, dans lequel aucun pays étranger et aucune personne étrangère n’ont été impliqués.
L’abbé Diamacoune Senghor, secrétaire général du MFDC, a lui aussi souhaité la fin de > depuis 19 ans. Il a émis le voeu que la paix > revienne le plutôt possible et qu’elle s’instaure définitivement en Casamance.
Rome: Martin Sheen: retour à la foi après >
L’acteur hispano-irlandais raconte comment il a redécouvert Dieu
Rome, 23 novembre 2000 (APIC) Martin Sheen, acteur hispano-irlandais particulièrement célèbre pour son rôle dans le film >, est convaincu que l’une des meilleures manières de valoriser la foi, c’est de la redécouvrir après l’avoir perdue. Il raconte son expérience dans une interview à la chaîne italienne >, pour une émission intitulée >.
Martin Sheen, de son vrai nom Ramón Estévez, est le père de Charlie Sheen et de Emilio Estévez, eux aussi devenus acteurs. > était le prénom de l’un de ses amis et >, le nom d’un évêque, grand communicateur, Mgr Fulton J. Sheen. .
Q: Comme l’histoire du fils prodigue…
Martin Sheen: Exactement. J’ai recommencé à boire et à mener une vie folle. Mais une graine avait été plantée en moi. Je me demandais qui j’étais, pourquoi je me trouvais là et où je voulais aller. J’ai fini par arriver à Paris où j’ai rencontré un vieil ami qui est devenu pour moi un conseiller spirituel important. C’était Terrence Malick, le directeur avec qui j’avais travaillé dans >.
Il m’a donné des livres de philosophie, de spiritualité, de théologie et le livre >. Je l’ai lu en une semaine. Je ne pouvais pas m’arrêter. Ce livre est allé tout droit à mon cœur, à mon âme. C’est ainsi que j’ai retrouvé la foi catholique le 1er mai 1981.
Q: Vous avez parler de > comme d’une crise. La figure du Capitaine Willard représente une métaphore de votre crise personnelle?
Martin Sheen: Je crois que oui, mais je n’aurais pas pu le comprendre alors. Ça fait vingt ans de cela. Maintenant c’est très clair. Un jour, j’ai demandé à Francis Ford Coppola, le directeur: > Il m’a répondu: >. A l’époque, j’étais jeune, confus, je buvais et j’étais toujours agressif. Et cela se voit dans le film. J’espère être un peu différent maintenant.
Q: Vous avez dit que vous regrettiez ne pas avoir transmis la foi à vos enfants comme vos parents l’ont fait avec vous.
Martin Sheen: Qu’est-ce que mes parents auraient pu me donner d’autre? Ils nous ont donné leur foi. Nous ne comprenions pas le don extraordinaire que nous recevions. Et lorsque nous sommes arrivés à l’âge adulte, nous nous sommes dit: . Je crois que tant qu’on n’a pas fait ce chemin, tant qu’on ne l’a pas payé, on ne peut pas en apprécier le but. Je voyage dans le monde entier et je vais à l’Eglise dans les pays les plus lointains. Mais dès que la messe commence, avec le crucifix au-dessus de la nef centrale, je me dis: .
Q: Il y a plusieurs années, vous avez pris la responsabilité des enfants de Carrie et Paula, les compagnes de vos enfants, qui étaient enceintes. Vous ne vouliez pas qu’elles avortent. Vous pouvez nous en parler?
Martin Sheen: Le don le plus inoffensif que Dieu puisse nous envoyer, c’est un enfant. Il faut le bercer, le nourrir. Mère Teresa voyait Dieu dans les êtres les plus désespérés, spécialement les enfants sans défense. Dieu est sans défense. Il a besoin de nous. Dieu est capable de transcender le mystère de la vie, en se faisant chair et sang. C’est le plus grand mystère.
Lorsque les compagnes de nos fils sont devenues enceintes, nous leur avons dit que nous allions les aider car nous avions nous-mêmes des enfants et nous savions toute la valeur d’un enfant. Ma femme n’est pas catholique mais elle est mère et elle aime les enfants. >, avait-elle dit.
Ça a été dur, surtout sur le plan émotionnel. Nos fils n’étaient pas d’accord mais ils ont mûri et ont compris ce que nous étions en train de faire. Le résultat est que maintenant ils ont une famille. (apic/zenit/vb)
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