Israël: Plus de 60% des nouveaux immigrants d’ex-URSS ne sont pas de vrais juifs
Jérusalem, 5 décembre 2000 (APIC) Plus de 60% des nouveaux immigrants d’ex-URSS qui se sont installés ces dernières années en Israël ne sont pas de vrais juifs. Ces «olim» ne sont en effet pas juifs d’après la halakah, la loi juive, révèle un rapport présenté lundi à la Knesset. Pour les milieux religieux, ils menacent l’identité juive de l’Etat d’Israël.
Michael Melchior, Ministre israélien pour les affaires de la diaspora, a déclaré à la Commission de la Knesset pour l’»aliya» (la montée en Israël), que le nombre des immigrants non juifs va bientôt atteindre les deux tiers.
Des députés des partis religieux demandent un changement de la Loi du Retour. Pour nombre d’entre eux, la loi qui favorise l’immigration juive du monde entier est trop laxiste: selon les dispositions actuelles, quiconque a l’un de ses grands-parents qui est juif est considéré comme jouissant de tous les droits de nouvel immigrant.
Discriminations et inégalités de traitement
En Israël, Etat qui enregistre les gens selon l’appartenance communautaire et inscrit la «nationalité» sur la carte d’identité, être ou ne pas être juif a des conséquences très importantes dans de nombreux domaines de la vie sociale. Les minorités se plaignent de discriminations et d’inégalités de traitement, qui sont confirmées par divers rapports officiels.
Quand la vague d’immigrants originaires de l’ancienne Union soviétique a débuté il y a une décennie, seuls quelque 10% d’entre eux n’étaient pas juifs, rapportent mardi les médias israéliens. (apic/jpost/haar/be)
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