« Instaurer un monde plus juste, plus pacifique et plus viable »
L’assemblée constitutive de ce nouvel organisme a rassemblé quelque 45 représentants d’un vaste éventail d’organisations rattachées aux Eglises, entre autres du Conseil œcuménique des Eglises (COE), des Communions chrétiennes mondiales, des organisations œcuméniques régionales et internationales. L’Alliance a comme objectif « d’influencer les lignes politiques et les pratiques des gouvernements, des institutions internationales et des milieux économiques, afin d’instaurer un monde plus juste, plus pacifique et plus viable ».
« Jamais auparavant une réunion n’a rassemblé un tel éventail d’organisations partenaires, décidées à défendre les causes de paix et de justice, le développement et les droits de la personne, la sauvegarde de l’environnement et des conditions viables pour tous », a affirmé Konrad Raiser, secrétaire général du COE, lors de la session d’ouverture le 7 décembre. Ce qui est nouveau, a poursuivi le pasteur Raiser, c’est « la détermination de renforcer la voix prophétique et la portée du témoignage œcuménique sur les grandes questions économiques, politiques, sociales actuelles en rassemblant les ressources des organisations partenaires au sein du mouvement œcuménique ».
Participation catholique
Le COE, qui représente plus de 300 Eglises orthodoxes et protestantes a travers le monde, a joué une part importante dans la mise sur pied de cette Alliance. Même si l’Eglise catholique romaine n’en est pas membre, plusieurs de ses organisations feront partie de l’Alliance, entre autres « Pax Christi International », « Franciscains International », « Coopération internationale pour le développement et la solidarité ». « La participation d’organisations catholiques offre des occasions nouvelles, je dirais stimulantes, de travailler ensemble au règlement de certains des problèmes les plus urgents », a poursuivi le pasteur Raiser.
Le lancement de l’Alliance a été également salué par un représentant des Nations Unies, Bertrand Ramcharan, haut commissaire adjoint aux droits de l’homme de l’ONU. Ce dernier a souligné l’importance de l’Alliance dans la défense des normes minimales des droits économiques, sociaux et culturels, ainsi que ceux des droits civils et politiques, « dans un monde où les filets de sécurité sociale disparaissent. »
Lors de la réunion constituante, les participants ont dressé les premières grandes priorités: la justice économique mondiale, en particulier dans le domaine du commerce mondial, et le problème du VIH/SIDA. Selon une déclaration publiée à l’issue de la réunion, la défense des causes de paix et de justice « est particulièrement nécessaire au niveau de l’Organisation mondiale du commerce, du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale et de l’Union européenne » car le commerce mondial est dominé par quelques acteurs économiques. La déclaration souligne que la pandémie du VIH/SIDA représente l’un des risques les plus graves pour la santé et aussi « pour les perspectives de développement social et économique et la sécurité mondiale ». (apic/eni/bb)
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