Conférence «Pékin + 5»: des résolutions restées lettre morte

Maryse Durrer a représenté l’Union mondiales des organisations féminines catholique UMOFC – première organisation non gouvernementale à obtenir le statut consultatif auprès des Nations Unies après la guerre – à Nairobi en 1985. Une année avant la conférence de Pékin, elle a été nommé au sein de la délégation officielle de la Suisse. Elle a observé les questions sous l’angle d’un Etat et d’un collectif de femmes: les priorités d’un Etat ou d’un collectif n’étaient pas les mêmes. «Il faut les connaître pour établir des stratégies et faire passer les valeurs qui nous paraissent importantes.» La Suisse a fait de ce catalogue de mesure un plan national qui est resté lettre morte faute d’être contraignant.

Il aurait fallu que beaucoup de pays revoient la distribution des ressources, les Parlements et les Etats n’y sont pas prêts, explique-t-elle. Restons en Suisse: l’assurance-maternité qui ne coûtait pas grand chose au contribuable a été balayée alors que l’on n’a pas remis en cause l’achat de chars d’assaut pour des milliards de francs.

La population ne sait pas que la revendication d’égalité n’est pas une question de femmes mais d’hommes et de femmes, pour une société bien développée et équilibrée, estime encore Maryse Durrer. (apic/mjp)

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