Le rite byzantin est le rite dominant en Syrie. Sur 1,5 million de chrétiens (10% de la population totale), grecs-catholiques (melkites) et orthodoxes en représentent la grande majorité. Officiellement au nombre de 450’000, les melkites sont fortement touchés par l’émigration. Ils devraient être en réalité moins de 300’000, mais des fidèles établis à l’étranger sont toujours mentionnés dans les registres de l’Etat. Les grecs-orthodoxes doivent être 800’000.

1 ,5 million de chrétiens vivent en Syrie

Les syriaques orthodoxes (jacobites), les arméniens orthodoxes (grégoriens), les syriaques catholiques, les arméniens catholiques, les maronites, les chaldéens catholiques, les chaldéens nestoriens et les latins complètent la liste, aux côtés des petites communautés anglicanes et luthériennes. On rencontre également des sectes en Syrie, comme les Témoins de Jéhovah, mais elles ne sont pas bien vues par le gouvernement.

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Rome: Incidents après la visite du leader populiste autrichien Jörg Haider au Vatican

Le pape fustige toute forme de racisme

Rome, 17 décembre 2000 (APIC) La visite du leader populiste autrichien Jörg Haider au Vatican, où il a été froidement reçu, a suscité une vive émotion en Italie. Des incidents violents ont éclaté au bout de la Via della Conciliazione à quelques centaines de mètres du Vatican, samedi le 16 décembre vers 17h00. La police s’est heurtée aux manifestants de gauche et à des membres de la communauté juive de Rome venus protester contre la présence du président du Land de Carinthie présent à l’inauguration du sapin de Noël de 33 m de haut offert par son gouvernement.

Alors qu’avait lieu la cérémonie sur la place Saint-Pierre en présence de Jörg Haider et du cardinal américain Edmund Szoka, président de la commission pontificale pour l’Etat du Vatican, le Vatican a relevé le caractère purement protocolaire qui a marqué la rencontre privée, samedi, du pape avec le leader de l’extrême droite autrichienne.

Dans un discours prononcé avant que le sapin ne soit illuminé, Haider a souligné que l’arbre offert par sa région devait être un symbole de paix, d’espoir, de justice sociale et de solidarité. Il a souligné que la Carinthie, d’où vient le sapin qu’il a offert au pape, était une région profondément chrétienne qui symbolise également la coexistence entre diverses cultures.

Manifestations contre l’antisémitisme et la xénophobie du FPOe

Les manifestants voulaient protester contre l’antisémitisme et la xénophobie du FPOe, le parti de Haider. Les incidents qui ont débuté près du Chââteau Saint-Ange ont duré plus de quatre heures. Dès 16h00, alors que Haider arrivait sur la place Saint-Pierre avec plus de 250 Autrichiens dont 117 musiciens, des étudiants ont commencé à manifester près du pont Victor Emmanuel, au bout de la rue de la Conciliation qui mène au Vatican. Brandissant une photo des camps de concentration d’Auschwitz, des manifestants casqués ont tenté de forcer les barrages de police. 1’000 policiers avaient été envoyés en renfort pour bloquer les alentours du Vatican. 34 personnes ont été blessées dans les affrontements, en majorité des policiers.

Le pape s’entretient deux minutes avec Haider

Pendant ce temps, l’arbre de Noël a été illuminé devant quelque 500 fidèles vêtus pour une bonne part des habits traditionnels autrichiens. Après des danses et des chants de Noël, les pèlerins se sont dispersés sans incident. Dans la matinée, Jean Paul II avait reçu durant une demie heure le gouverneur de la Carinthie accompagné de Mgr Egon Kapellari, évêque de Gurk-Klagenfurt et des 250 Autrichiens venus offrir le sapin au nom de tous leurs compatriotes.

Le pape s’est entretenu pendant deux minutes avec Haider, avant de s’exprimer à tous les fidèles rassemblés dans la salle Clémentine, leur rappelant le message pour la journée mondiale pour la paix du 1er janvier prochain, dans lequel Jean Paul II prône «l’indispensable dialogue entre les cultures», fustigeant au passage «toute forme de racisme». Le pape a fait remettre ce message à Jörg Haider et à sa suite.

A la fin du discours, Haider a remis au pape la «fiche d’identité» du sapin qui orne la place Saint-Pierre, un arbre de 33 mètres de haut et âgé de 80 ans, en hommage à Jean Paul II. Le porte-parole du pape, Joaquin Navarro-Valls, a souligné que Jean Paul II avait réservé juste le temps d’un «Guten Morgen» (»bonjour» en allemand) rapide au gouverneur de la Carinthie, en l’absence de la télévision vaticane CTV et du photographe personnel du pape.

Interrogé par les journalistes après son entrevue de deux minutes avec Jean Paul II, Haider a affirmé avoir parlé «de problèmes concernant le monde, et non pas de problèmes personnels». Pour sa part, interrogé par des journalistes au sujet des manifestations de samedi après-midi, le cardinal Angelo Sodano, secrétaire d’Etat du Vatican, a déclaré qu’il «faut respecter les opinions des autres» – en l’occurrence, l’opinion des manifestants -, soulignant en outre que «ce respect que nous avons pour eux, ils doivent l’avoir également pour ceux qui viennent à Rome». L’ambassadeur autrichien près le Saint-Siège, Gustav Ortner, a, quant à lui, insisté sur l’aspect spirituel de ce geste. Ce sapin de Noël est un «symbole» qui «veut être un message de paix qui doit unir plutôt que d’être un objet de dispute politique», a-t-il déclaré. L’ambassadeur a par ailleurs rappelé que la Carinthie avait été choisie pour offrir le sapin en 1997, avant l’élection de Jörg Haider. «Offrir ce sapin est pour l’Autriche un grand honneur, a-t-il conclu, à quelques jours de la fin du Jubilé de l’an 2000». (apic/imedia/be)

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