Le pape déçu du document issu de la rencontre de Nice

Rome: Pas de référence à Dieu dans la Charte européenne des droits fondamentaux

Rome, 17 décembre 2000 (APIC) Le pape Jean Paul II a une nouvelle fois déploré l’absence de «référence à Dieu» dans la Charte européenne des droits fondamentaux promulguée à l’issue de la rencontre des quinze pays européens récemment réunis au sommet de Nice, en France.

Dans un message publié le 16 décembre à l’occasion du 1200ème anniversaire du couronnement de Charlemagne, célébré ces jours-ci à Rome, le pape a regretté que dans ce texte fondamental ne figure «aucune référence à Dieu». Le pape compare ainsi «la puissante contribution» de Charlemagne à la création de l’Europe et la promulgation de «la Charte européenne des droits fondamentaux».

Pourtant, en lisant ce texte, écrit Jean Paul II, «je ne peux pas cacher ma déception du fait qu’il n’y ait aucune référence à Dieu, en qui se trouve la source suprême de la dignité de la personne humaine et de ses droits fondamentaux». Pour le pape, ce document aurait dû aborder de manière plus «courageuse» la défense des «droits de la personne et de la famille».

1’200ème anniversaire du couronnement de Charlemagne

«L’initiative scientifique constitue une contribution précieuse pour la redécouverte des valeurs dans lesquelles on reconnaît la véritable ’âme’ de l’Europe», ajoute Jean Paul II en invitant à réfléchir sur ce qui a permis de conserver aujourd’hui encore la valeur de la réforme culturelle et religieuse promue par Charlemagne.

A l’occasion du 1200ème anniversaire du couronnement de Charlemagne par le pape Léon III, les Musées du Vatican ainsi que le Comité pontifical des Sciences historiques ont consacré une exposition à la figure historique de Charlemagne, ouverte jusqu’au 31 mars. Divisée en cinq grandes parties, elle évoque principalement la personne de Charlemagne et la ville de Rome à l’époque de son couronnement, en 800.

De nombreux musées européens ont contribué à cette exposition, prêtant d’anciens manuscrits, des tapisseries ou d’autres pièces parmi lesquelles celles prêtées par la cathédrale d’Aix-la-Chapelle, dont le reliquaire du bras de Charlemagne, un pendentif en filigrane d’or, incrusté de perles et de pierres précieuses et datant du IXème siècle, ainsi que «l’Evangéliaire de Lorsch», une œuvre de l’Ecole palatine de Charlemagne, provenant de la bibliothèque vaticane. (apic/imedia/be)

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