Rome, 20 décembre 2000 (APIC) Le dialogue entre les juifs et les chrétiens est encore «fragile», et les risques d’antisémitisme subsistent, a estimé le cardinal Roger Etchegaray, président du Comité pour le grand jubilé, en introduisant le 20 décembre une journée d’études organisée à Rome sur «Jean XXIII et les relations judéo-chrétiennes».
La rencontre a été organisée par l’ambassade d’Israël près le Saint-Siège, et la «Fondation pour les sciences religieuses» de l’Université italienne de Bologne.
Pour le cardinal Etchegaray en effet, «le dialogue judéo-chrétien a besoin d’être constamment relancé pour déjouer et écarter tous les risques d’antisémitisme qui ne cessent de renaître». Les «efforts répétés et vigoureux» de Paul VI et de Jean Paul II dans ce domaine, après ceux de Jean XXIII, n’empêchent pas d’expérimenter la «fragilité du point de non-retour auquel nous pensions être parvenus», a-t-il souligné.
Pour le président du Comité du grand jubilé, «le dialogue judéo-chrétien en est encore à ses balbutiements», et «des deux côtés, il est plein de restrictions mentales, déterminées par le poids millénaire de profondes incompréhensions». Le cardinal estime donc qu’il faut encourager les juifs et les chrétiens à «lutter ensemble contre toutes les idoles du pouvoir et de l’argent», pour leur permettre de redécouvrir leurs «racines communes».
Rassemblant une quarantaine de participants, ambassadeurs et personnalités juives et chrétiennes, cette journée d’études s’est tenue sur l’île du Tibre, en face de la grande synagogue de Rome – où Jean Paul II s’est lui-même rendu le 13 avril 1986 -, dans des locaux de la petite église de Saint-Bartholomée, appartenant à la communauté catholique de Sant’Egidio. (apic/imed/pr)
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