Grande-Bretagne: L’archevêque de Westminster réagit à l’autorisation de clonage
Londres, 20 décembre 2000 (APIC) L’archevêque de Westminster, Mgr Cormac Murphy O’Connor, a vivement réagi à l’autorisation de clonage des embryons humains à des fins thérapeutiques, approuvée mardi à Londres pa le parlement britannique. Le prélat a affirmé mardi soir devant la presse que le clonage est une «nouvelle forme de reproduction humaine ayant d’énormes conséquences morales».
L’archevêque de Westminster espère maintenant que la chambre des Lords refusera ce projet de loi, qui a été adopté mardi au parlement par 366 voix contre 174.
Le clonage d’embryons humains à des fins thérapeutiques, un secteur de recherches très controversé, est plein de promesses pour des milliers de malades, a estimé une majorité des députés. «Le clonage reproductif est illégal et il le restera dans le cadre de cette loi», avait déclaré la sous-secrétaire d’Etat à la Santé Yvette Cooper, en ouvrant le débat. «Le but de ce texte est de promouvoir la recherche en thérapie cellulaire, qui offre un potentiel énorme pour soulager les souffrances de centaines de milliers de personnes dans ce pays».
En pointe sur le sujet, la loi britannique permet déjà depuis 1990 la création d’embryons pour la recherche, dans la limite d’une utilisation sous quatorze jours, et uniquement pour lutter contre les problèmes de stérilité. Les parlementaires ont décidé d’étendre cette loi –baptisée Human Fertilisation and Embryology Act– afin d’autoriser les recherches dans un cadre plus large.
Ce nouveau texte a rencontré une vive opposition de la part des associations opposées à l’avortement, pour qui l’embryon est déjà une personne et ne peut être traité comme «une usine à médicaments». Le pape Jean Paul II pour s’est également opposé à cette loi, qu’il juge «moralement inacceptable». (apic/afp/kna)
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