Si la CES rencontre un écho favorable quand elle défend la vie, la paix et qu’elle s’exprime sur les questions sociales et les droits de l’homme, elle suscite incompréhension, agressivité et même attitude de rupture quand elle parle d’éthique sexuelle, remarque le Père Roland-B. Trauffer, tirant le bilan de 50 conférences de presse officielles et de multiples contacts avec les médias. Le dominicain souligne que l’image de l’Eglise dans la presse dépend beaucoup de la personnalité des journalistes: Certains d’entre eux, complètement distancés de l’Eglise catholique, répercutent scrupuleusement et honnêtement l’information alors que des représentants de médias catholiques sont fortement influencés par leurs convictions personnelles. Le Père Trauffer évoque aussi une troisièème catégorie d’interlocuteurs: les déçus de l’Eglises. « On sent dans la façon de poser les questions un passé douloureux qui n’est pas encore apaisé. »
Pour le secrétaire général de la CES; la presse romande est plus nuancée et manifeste une approche plus différenciée des questions ecclésiales que la presse alémanique, « où préjugés, polarisation et volonté de contraste ne laissent que peu de place au message véritable ». Quand le pape fait une déclaration au nom de tous les évêques, cela ne peut être mis sur le même pied que les opinions de Madame ou Monsieur XY ou même de celle d’un théologien, explique le Père Trauffer qui constate que cette hiérarchisation passe mal auprès des médias suisses, très démocratisés. (apic/mjp)
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