Rome: Le pape reçoit les participants à la Conférence ministérielle du Conseil de l’Europe
Rome, 3 novembre (APIC) Le pape a reçu, vendredi 3 novembre, les participants à la Conférence ministérielle du Conseil de l’Europe, à l’occasion du 50ème anniversaire de la Convention européenne des Droits de l’homme, signée à Rome le 4 novembre 1950. Jean Paul II a qualifié de «contradiction radicale» le fait que les législations européennes, d’une part bannissent la peine de mort, et d’autre part ne protègent pas les enfants à naître.
Parmi les quelque 200 personnes reçues au Vatican dans le cadre de cette audience se trouvaient le ministre italien des Affaires étrangères, Lamberto Dini, président de la Conférence ministérielle, ainsi que le Secrétaire général du Conseil de l’Europe, Walter Schwimmer, et le président de l’Assemblée parlementaire, Lord Johnston.
En s’adressant à eux, Jean Paul II s’est réjoui que le Conseil de l’Europe «soit parvenu à ce que la peine de mort soit supprimée de la législation de la plupart de ses Etats membres», en exprimant le souhait qu’elle soit également supprimée dans le reste du monde. «Mon fervent espoir est que l’on en vienne bientôt à comprendre également qu’une énorme injustice est commise quand des vies innocentes ne sont pas protégées dans le sein de leur mère», a alors déclaré le pape. Pour Jean Paul II en effet, il y a là une «contradiction radicale».
Peu de considération pour la famille
Lors de cette audience, le pape a regretté par ailleurs la tendance à interpréter les droits de l’homme uniquement dans une «perspective individualiste», avec peu de considération pour le rôle de la famille comme «unité de base de la société», telle qu’il en est pourtant question dans l’article 16 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
Enfin, Jean Paul II a insisté sur l’intérêt porté par les «nouvelles démocraties de l’Europe de l’Est» au Conseil de l’Europe, en affirmant sa conviction que «les peuples d’Europe, de l’Est et de l’Ouest, profondément unis par l’histoire et la culture, partagent une destinée commune». Leur unité, a-t-il ajouté, «ne peut pas être envisagée sans les valeurs religieuses et morales qui sont l’héritage commun de toutes les nations européennes». (apic/imed/bb)
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