Pédophile des prêtres : des paroles fortes d’évêques.

Dans une interview de deux pages à l’hebdomadaire La Vie, Mgr Michel Dubost, évêque d’Evry, estime que dans les faits avérés, l’évêque a le devoir de parler au procureur de la République. « Dès que l’évêque a connaissance de faits répréhensibles, il doit engager un procès canonique, qui peut aller jusqu’à l’exclusion du corps presbytéral, avant même le procès civil », souligne-t-il. Il propose de créer un comité de soutien pour les victimes mais aussi pour le prêtre lui-même, victime d’une pathologie de la préférence sexuelle. Il évoque la création dans les diocèses de cellules de crise. Mgr Dubost suggère enfin une meilleure prise en compte des questions de maturité affective et sexuelle, partant du corps, dans la formation des séminaristes. Mgr Jacques Noyer, évêque d’Amiens, a donné une interview remarquée au Journal du dimanche dans laquelle il dit : « Ce mépris des petits, cette blessure faite à des enfants innocents, c’est la négation de tout ce que nous essayons de faire. » Mgr Marcel Herriot, évêque de Soissons, dit en substance la même chose dans un communiqué diffusé dans la presse locale, puis repris dans la presse nationale. Enfin, l’évêque de Sochaux, Mgr Claude Schockert, suite au procès de l’abbé André Montrichard, a publié un communiqué qui mettait les choses au point et qui a été largement diffusé dans le diocèse, voire commenté dans les homélies dominicales. (apic/jcn/bb)

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