Depuis les Accords d’Oslo entre Israéliens et Palestiniens, qui avaient fait miroiter les espoirs de paix, la situation de Bethléem a empiré et la politique de colonisation juive n’a fait que se développer sous le gouvernement d’Ehud Barak. Le taux de chômage dépasse à nouveau les 50% et l’économie est paralysée. La ville est très affectée par le bouclage de Jérusalem-Est depuis mars 1993, car dans toute l’Histoire, Bethléem et Jérusalem n’ont toujours formé qu’une seule cité.
« Jérusalem est notre poumon: c’est là que nous avons nos places de travail, nos bureaux, nos relations commerciales, nos hôpitaux, nos plus importantes institutions, et cela fait des années que nous ne pouvons plus nous y rendre sans un permis délivré selon le bon vouloir des Offices militaires israéliens, situés à l’extérieur de la ville. On vit dans une situation d’apartheid, c’est clair! Bethléem est une grande prison… », confiait à l’APIC – avant les troubles de ces derniers mois – Hanna Nasser, maire de la ville de la Nativité.
La ville de Bethléem, au Nord, se heurte à Jérusalem, au sud à la colonie d’Efrata. Quand le gouvernement israélien a annexé Jérusalem-Est en juin 1967, ce sont les municipalités des villes chrétiennes de Beit Sahour, Beit Jala et Bethléem qui ont été touchées. La colline de Abou Ghneim, que les Israéliens ont rebaptisé Har Homa, a été éventrée par les bulldozers pour faire place à de nouvelles implantations de colons. Jabal Abou Ghneim est une terre appartenant, avant son annexion à Jérusalem, aux municipalités de Bethléem et de Beit Sahour, notamment des terrains d’Eglise. Les Israéliens ont pris 16km2: la superficie de Bethléem a été réduite à 7km2. La ville a perdu la majorité de son territoire. (apic/be)
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