Les laïcs chrétiens sont les témoins d’une « nouveauté de vie »
Rome, 28 novembre 2000 (APIC) Les laïcs chrétiens sont « les témoins d’une nouveauté de vie ». C’est ce qu’a affirmé le cardinal Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris, en prenant la parole le 28 novembre dans le cadre du « Congrès mondial pour l’apostolat de laïcs » qui se tient à Rome du 25 au 30 novembre.
Pour le cardinal Lustiger, la « nouveauté de vie » dont les laïcs sont appelés à témoigner a été soulignée par le Concile Vatican II, qui insiste sur le fait que la mission de l’Eglise dans le monde les concerne autant que le clergé. Dans ce contexte, la « différence » entre les prêtres et les laïcs ne doit pas se faire selon « des concepts politiques ou sociologiques » appliqués à l’Eglise, mais selon les sacrements qu’ils ont reçus, a-t-il affirmé, à savoir le baptême pour tous, et l’Ordre pour une partie d’entre eux.
C’est notamment par « l’amour conjugal » que les laïcs peuvent « coopérer à la sanctification du monde comme de l’intérieur », a ensuite fait remarquer l’archevêque de Paris. La relation de l’homme et de la femme « unis par Dieu » est en effet un « témoignage de la fidélité de Dieu envers l’humanité », a-t-il expliqué, et une anticipation de l’amour plus grand encore que les hommes sont appelés à connaître devant la face de Dieu.
Libre à l’égard des biens matériels
Pour le cardinal Lustiger, par ailleurs, la mission des laïcs dans le monde contribue à empêcher l’humanité « de se replier sur elle-même et de se laisser guider par la recherche avide des biens au détriment du respect et de l’amour que chacun doit à ses frères ». Le laïc chrétien est appelé en effet à se rendre « libre à l’égard des biens matériels », a-t-il souligné, et à considérer le pouvoir qu’il est amené à exercer selon l’exemple du Christ lavant les pieds de ses disciples. Cela lui donne « toutes les audaces pour entreprendre et innover, a assuré le cardinal Lustiger, en mettant son intelligence et sa capacité de produire au service du bien véritable des hommes ». Pour l’archevêque de Paris, une telle attitude peut contribuer à un « renversement complet » dans le monde, dans la mesure où « la volonté de posséder les biens matériels est une des sources principales des conflits et des guerres », tandis que « la générosité à donner est la source de la paix ». (apic/imed/bb)
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