Brésil: Rencontre nationale des mouvements ecclésiaux
Rio de Janeiro, 2 octobre 2000 (APIC) Les mouvements ecclésiaux du Brésil se réuniront pour la première fois à la fin du mois de novembre à Goiania pour un «Sommet» dont les conclusions seront «décisives pour la revitalisation de l’apostolat laïc dans le pays», selon Aroldo Braga, conseiller national du Secteur culture de l’épiscopat brésilien.
La rencontre, coordonnée par le Secteur des laïcs de la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB) et par le Conseil national des laïcs du Brésil, «sera une opportunité historique, car il réunira pour la première fois, avec la direction et les diverses pastorales de la CNBB, les nombreuses expressions de ce phénomène émergent que sont les mouvements de laïcs dans l’Eglise», explique Aroldo Braga.
Dans un commentaire diffusé par le bureau de presse de la CNBB, l’expert rappelle que les organisations de laïcs ne sont pas une nouveauté au Brésil. Elles ont joué un rôle de premier plan dans les années 40, étant «un lieu de réflexion sur la foi, la politique et la question sociale» qui s’est révélé «un terrain fertile qui a fécondé au Brésil la grande option préférentielle pour les pauvres». A. Braga n’oublie pas l’expérience des Communautés ecclésiales de base, au sein desquels les laïcs ont participé à la recherche «de la communion et de la participation qui a caractérisé une nouvelle expression d’être Eglise».
Araldo Braga décrit un «phénomène transnational» dans lequel prennent corps au Brésil les divers mouvements ecclésiaux, rejoignant les pieuses associations de présence plus ancienne. «Atteignant toutes les catégories sociales et présents dans les grands centres comme dans les lieux plus éloignés, observe-t-il, ces mouvements ont entre autres mérites celui d’êtres capables de communiquer avec le monde urbain, devenant ainsi, selon le mot de Maria Clara Bingemer, l’unique porte d’entrée du catholicisme dans la nouvelle classe moyenne urbaine désévangélisée».
Aux yeux de l’expert, «cette capacité de dialogue avec la classe moyenne urbaine ne limite pas l’action des mouvements, qui, à leur façon, s’impliquent aussi dans la vie politique et économique, souvent en rencontrant des alternatives originales et créatives, comme leurs contributions pour apporter une solution aux problèmes qui affligent notre société». C’est pourquoi la rencontre de Goiania sera importante: «Le dialogue entre des mouvements parfois très différents et entre ceux-ci et les diverses pastorales et la hiérarchie de l’Eglise au Brésil permettra à tous de découvrir qu’ils aspirent à la même chose: annoncer la Bonne Nouvelle au monde d’aujourd’hui»
Aroldo Braga souhaite que les mouvements restent fidèles à leurs charismes tout en se gardant du risque de «parallélisme», en respectant des expressions de foi différentes, et espère que la hiérarchie de l’Eglise profite de la rencontre de Goiania «pour briser toutes les barrières et tous les préjugés qui existent encore». (apic/cip/aci/pr)
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