Message du Père Bini, pour la fête de saint François

Rome: Les communautés franciscaines invitées à devenir des modèles de solidarité

Rome, 4 octobre 2000 (APIC) Les communautés franciscaines sont invitées à donner l’exemple en devenant des « modèles de solidarité ».

Dans une lettre envoyée aux communautés à l’occasion du 4 octobre, fête de saint François, le ministre général de l’Ordre des Frères mineurs, le Père Giacomo Bini, invite à rechercher « un vrai dialogue » avec tous les groupes culturels, religieux et œcuméniques. Il demande de partager « notre richesse matérielle avec ceux qui sont moins riches que nous », à d’ouvrir les fraternités « comme maisons d’accueil, surtout pour les pauvres ».

Si on veut construire un monde vraiment solidaire, les communautés de frères doivent être les premières à donner l’exemple, estime le Père Giacomo Bini. Qui fait remarquer que la solidarité, dans la vie fraternelle, « signifie être garant des autres, partager réciproquement la vie, éviter l’individualisme, s’opposer à l’isolement, résister à la manie du culte de la personnalité ».

Au cours des nombreuses visites faites aux communautés dans le monde, le ministre général confirme qu’il a rencontréé « des frères qui vivent et travaillent comme instruments de paix » parmi les marginalisés ou parmi ceux que l’on combat, pour offrir et témoigner la possibilité et l’espoir d’un avenir meilleur. Cependant, admet-il, « nous avons rencontré quelquefois différentes formes d’aridité de coeur et d’esprit » avec « des formes très subtiles de discrimination, d’injustice et de discorde ». Il invite enfin à toujours suivre l’exemple de saint François.

Italie: Décès de Mgr Kataliko: une autopsie demandée

« Une grande perte pour l’Afrique », estime Mgr Zago

Rome, 4 octobre 2000 (APIC) La mort de Mgr Kataliko, évêque de Bukavu, décédé dans la nuit du 3 octobre, est une grande perte pour l’Afrique, estime l’agence romaine Fides. Les fidèles du diocèse de Bukavu demandent une autopsie du corps de l’archevêque.

Mgr Emmanuel Kataliko est décédé suite à un infarctus à l’hôpital de Marino, commune voisine de Rome. Sa mort bouleverse profondément son archidiocèse ainsi que Butembo-Beni (Nord-Kivu), son diocèse natal et son siège piscopal pendant plus de trente ans, écrit Fides. « L’archevêque de Bukavu était devenu un exemple dans son pays, à cause des multiples souffrances endurées: la guerre civile, les privations de toutes sortes ainsi que son exil forcé de sept mois ». Le Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM) a décidé de rédiger un document qui rappellera sa vie et son œuvre.

Mgr Marcello Zago, secrétaire de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, a déclaré à l’agence Fides que la mort de l’archevêque était une grande perte pour l’Afrique. « Il a été un véritable pasteur, et il avait une grande influence sur son diocèse. Les envahisseurs, de l’intérieur et de, se sont aperçus de cette influence et ont cherché à l’arracher de sa terre l’extérieur (rédaction: références à ceux qui l’ont obligé à l’exil: RCD-Goma). Mais il est resté à Bukavu, au milieu de nombreuses difficultés, sans fuir. Il est vraiment un exemple pour tous les évêques d’Afrique », a-t-il tenu à souligner.

Autopsie du corps de Mgr Kataliko demandée

Les fidèles du diocèse de Bukavu ont demandé à l’Italie de procéder à une autopsie du corps de Mgr Emmanuel Kataliko. Ils craignent en effet qu’il n’ait été empoisonné. Mais, d’après plusieurs prélats qui ont vu l’archevêque quelques heures avant sa mort, « il ne se sentait pas bien: il paraissait fatigué et avait mauvaise mine ».

Les funérailles de Mgr Kataliko se dérouleront le jeudi 5 octobre, dans la chapelle du Collège Urbain de Propaganda Fide, à Rome. La messe sera présidée par le cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi, archevêque de Kinshasa et président de la Conférence épiscopale du Congo, entouré du cardinal Jozef Tomko, préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, et des évêques congolais présents à Rome pour le SCEAM. Le corps du défunt sera ensuite transporté à Bukavu dans la nuit du 7 octobre.

Mgr Kataliko est né à Lukale en 1932. Ordonné prêtre en 1958, il est ensuite devenu évêque en 1966. En mai 1998, il a pris la direction de l’archidiocèse de Bukavu, où il a succédé à Mgr Christophe Munzihirwa Mwene Ngabo pour se ranger du côté de la population. Mgr Ngabo a été assassiné par les rebelles en octobre 1996. (apic/fides/fm)

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