Suisse: Ouverture de la campagne de carême 2001 à l’église St-Pierre de Fribourg le 4 mars
Lausanne/Lucerne, 5 octobre 2000 (APIC) C’est sur le thème « Civiliser l’argent » que s’ouvrira le dimanche 4 mars 2001 la prochaine campagne œcuménique de carême. La célébration œcuménique d’ouverture aura lieu à l’église Saint-Pierre de Fribourg. Les préparatifs de cette campagne vont bon train, malgré les remous qui ont secoué cette année la centrale de Lucerne. On note toutefois au niveau suisse un recul de 3,5% de la collecte de carême 2000; le résultat de la Suisse romande est par contre quasiment le même, ce qui peut être considéré comme un succès.
Dans les pays du Sud et en Suisse, les partenaires de l’Action de Carême des catholiques suisses (AdC) comptent plus que jamais sur son engagement solidaire et son appui financier. Le conflit entre une partie importante du Conseil de fondation de l’Action de Carême et la direction de Lucerne – qui sera complètement renouvelée au début 2001, notamment après le départ le 31 décembre prochain de la directrice Anne-Marie Holenstein – a eu peu de répercussions en Suisse romande.
Pas uniquement le résultat de la crise de confiance
Certes, la crise de confiance qui a provoqué le départ de plusieurs cadres dirigeants de l’AdC a pu jouer un rôle dans le recul de 3,5% des recettes au 31 août. Au niveau suisse, avec un résultat global de Fr. 17,215 millions de francs, le recul par rapport à 1999 s’élève à Fr. 0,622 million. Le recul n’est que de 0,4% en Suisse romande (pour un total 2000 de Fr. 1,698 million) contre 4,1% en Suisse alémanique (total de Fr. 14,950 millions). Le Tessin progresse par contre de 4,7% (total de Fr. 0,576 million).
La conjoncture actuelle au sein de l’AdC n’explique qu’en partie la baisse des rentrées financières. Ainsi, de 1991 à 2000, on note un recul global de Fr. 3,527 millions, soit -17,01%. Il s’agit là plutôt d’une tendance structurelle.
Les Suisses toujours aussi généreux, mais la concurrence est devenue plus vive
Secrétaire romand de l’Action de Carême, Charles Ridoré relève que la concurrence est devenue plus vive, car si les Suisses sont toujours aussi généreux, des œuvres d’entraide actives dans le développement comme l’Action de Carême – qui agit aussi au niveau de la conscientisation des chrétiens avec sa campagne du temps de carême – ont relativement moins de succès auprès du public que les organisations humanitaires qui récoltent de l’argent en cas de catastrophe ou d’actions ponctuelles. Les gens sont effectivement davantage touchés par les images des victimes d’un tremblement de terre que par des projets de développement à la base, qui s’ils ne sont pas nécessairement spectaculaires, améliorent durablement les conditions de vie des plus pauvres.
Il n’y a pas que le résultat financier qui compte
Charles Ridoré souligne également que le résultat d’une campagne ne se résume pas uniquement au résultat financier de la collecte: il s’agit également de voir les effets incitatifs et démultiplicateurs d’une campagne comme celle sur le « commerce équitable », le désendettement créatif du tiers monde ou la campagne « clean clothes » pour des habits produits dans la dignité. Ces actions lancées par des œuvres d’entraide rencontrent l’adhésion d’un large public bien au-delà des habituels militants tiers-mondistes et des fidèles des Eglises. (apic/be)
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