Italie: Les hosties de la communion se sont multipliées à Santa Lucia du Piave
Rome, 5 octobre 2000 (APIC) A Santa Lucia di Piave, près de près de Trévise, tout le monde en est convaincu: les hosties de la communion se sont «multipliées» samedi 23 septembre. Ce jour-là, le village italien célébrait la fête du bienheureux Claude Granzotto. Les fidèles y étaient nombreux. Au point que les pèlerins qui s’étaient approchés de la table eucharistique dépassaient largement les prévisions du sacristain.
Le curé du village, don Oreste Nespolo, et le Père Luca Caracoi, se sont en effet aperçu, au cours de la messe en l’honneur du bienheureux, que les hosties ne suffiraient pas à la grande foule. Ils ont donc commencé par faire ce que tout prêtre fait dans ce cas: diviser les hosties pour pouvoir distribuer les parcelles aux fidèles. Même cette mesure n’aurait pas dû suffire. Pourtant, ils s’aperçurent bientôt que les parcelles d’hosties ne finissaient pas. Tous les fidèles ont ainsi pu communier.
«Nous sommes restés sans paroles devant ce qui s’est passé», confient aujourd’hui don Oreste et don Luca au «Giornale» de la région. Le frère «artiste» aura voulu donner un signe à son village natal, pensent les habitants de Santa Lucia di Piave. Les prêtres se montrent plus prudents: «Il faut avancer avec des pieds de plomb, assure don Oreste, en évitant les effets d’annonce à sensation, et en procédant à l’établissement des faits avec rigueur».
Le bienheureux Claude Granzotto (1900-1947) était artiste et franciscain. Richard Victor Granzotto est né à Santa Lucia di Piave, près de Trévise. Il trempa d’abord son caractère aux travaux des champs puis aux métiers de cordonnier, de menuisier et de maçon. Mais à quinze ans, la passion des arts s’éveilla en lui. La sculpture devint son grand rêve. Après son service militaire, et avec l’appui de son curé, il entra à 22 ans à l’Académie des Beaux-arts de Venise, d’où il sortira sept ans plus tard, déjà brillant professeur.
Pourtant, durant le carême 1932 il fut, dit-il, «vaincu par le Seigneur» et il entra l’année suivante dans l’Ordre de saint François. Son amour de Dieu et son abandon entre ses mains semblaient sans limites, nourri par une profonde piété eucharistique et une affection filiale pour la Mère de Dieu. «Elle veut me sauver, disait-il, parce que je suis depuis longtemps consacré à son coeur Immaculé et que je suis son serviteur». Pour elle, il construisit quatre «grottes de Lourdes». Atteint d’une tumeur au cerveau, il avait dit: «Je partirai à l’Assomption». Il est mort le 15 août 1947. Il a été béatifié le 20 novembre 1994 par Jean Paul II. Ce «tout nouveau ’miracle’» ouvrirait, une fois authentifié, la voie à la canonisation. (apic/zn/pr)
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