Suisse: Assemblée plénière de la Conférence centrale catholique-romaine de Suisse
Fribourg, 5 octobre 2000 (APIC) La Conférence centrale catholique romaine de Suisse (RKZ) effectuera en 2001 une réduction linéaire de 2% de tous les subsides servant à la couverture de frais de fonctionnement, ainsi que des diminutions ponctuelles des fonds alloués à une série d’institutions. Plusieurs raisons à cela, et notamment les stagnations voire les diminutions des recettes. La RKZ a en outre pris note que de nouvelles structures allaient régir l’Action de Carême, avec deux «organes forts», qui devront s’épauler et non plus s’entraver l’un l’autre.
Réunie en Assemblée plénière le 30 septembre à Villars-sur-Glâne, près de Fribourg, la RKZ a également pris congé de Anne-Marie Holenstein, directrice démissionnaire de l’Action de Carême.
Les adieux de la directrice de l’Action de Carême et une situation difficile s’agissant du cofinancement des institutions de l’Eglise actives à l’échelon de l’ensemble d’une région linguistique ou de la Suisse entière ont en effet constitué les principaux sujets de l’ordre du jour de l’Assemblée plénière de la Conférence centrale catholique romaine de Suisse, tenue le 30 septembre à Villars-sur-Glâne, près de Fribourg. Les débats étaient dirigés par Peter Plattner, président du conseil exécutif de l’Eglise catholique du canton de Thurgovie et président de la Conférence centrale.
La Conférence centrale est l’organe rassemblant les corporations ecclésiastiques cantonales de droit public et autres organisations similaires de l’Eglise catholique romaine en Suisse. Chaque canton y envoie en principe une délégation formée de deux personnes.
Nouvelles structures en vue pour l’Action de Carême
Anne-Marie Holenstein, directrice démissionnaire de l’Action de Carême, a mis au courant la Conférence centrale des travaux de réflexion entrepris en vue de l’adoption de nouvelles structures pour l’Action de Carême. Deux organes forts, chargés le premier de la conduite stratégique de l’œuvre d’entraide à l’échelon du conseil de fondation et le second de la direction opérationnelle au niveau de l’office central, devront s’épauler et non pas s’entraver l’un l’autre.
La Conférence centrale et l’Action de Carême assurent le cofinancement de plus de cinquante institutions et projets de l’Eglise dont le rayonnement s’étend à des régions linguistiques entières ou à toute la Suisse. Au nombre d’entre eux figurent par exemple le secrétariat de la Conférence des évêques, la consultation œcuménique sur l’avenir social et économique de la Suisse, les commissions et centres actifs dans les domaines de la liturgie et de la catéchèse, la Communauté romande de l’apostolat des laïcs (CRAL), le Centre catholique de radio et télévision (CCRT) à Lausanne, l’Institut romand de formation aux ministères (IFM) à Fribourg, le Centre catholique romand de formation permanente à Lausanne, le Centre romand des vocations (CRV) à Lausanne, les organisations internationales catholiques à Genève. Ce cofinancement est régi par une convention passée entre la Conférence des évêques, l’Action de Carême et la Conférence centrale.
Dans les années soixante, la moitié des fonds de l’Action de Carême revenait au «secteur suisse». Au cours des décennies suivantes, cette part a été progressivement réduite au quart des dons non affectés à un but particulier, de manière à accroître d’autant l’aide à l’étranger. Aujourd’hui, le «secteur suisse» touche 3,2 millions de francs sur un total annuel de dons d’environ 22 millions. De son côté, la Conférence centrale met à disposition pour ce secteur 6 millions de francs par an provenant des contributions que lui versent les organisations ecclésiastiques cantonales. Elle se charge également de l’administration des projets.
Dans les cercles de la Conférence centrale, on insiste sur le fait que le «secteur suisse» de l’Action de carême ne constitue pas un corps étranger dans les objectifs d’entraide internationale poursuivis par l’Action de Carême. Il doit au contraire être considéré comme un soutien de la solidarité avec le monde.
Réductions dans le cofinancement
L’Assemblée plénière a dû prendre connaissance de l’imminente nécessité de réduire le cofinancement de l’Action de Carême et de la Conférence centrale. En 2001, les fonds à disposition ne permettront pas de satisfaire les demandes de subsides formulées par les institutions actives à l’échelon régional et suisse. Les causes de cette impasse financière se situent à trois niveaux. Tout d’abord, la Conférence centrale a dû prélever dans son crédit du cofinancement des sommes importantes pour répondre à des appels de fonds extraordinaires, à savoir 100’000 francs à verser à titre de contribution unique à la fondation de l’Université de Lucerne au profit de la faculté de théologie et 150’000 francs pour le financement de la présence des Eglises à Expo.02 (en plus d’autres contributions prélevées dans d’autres crédits). A cela s’ajoute qu’en 1999, la Conférence centrale s’est vu contrainte, en raison de la stagnation, voire de la diminution des recettes de plusieurs corporations ou collectivités ecclésiastiques cantonales, de fixer pour les années à venir un plafond à son crédit du cofinancement plutôt que d’en prévoir l’augmentation annuelle régulière. Enfin, le produit de la collecte de l’Action de Carême stagne lui aussi.
Face à cette situation, la commission d’experts mixte Action de Carême/Conférence centrale propose deux mesures pour 2001: une réduction linéaire de 2% de tous les subsides servant à la couverture de frais de fonctionnement (sauf si le montant en est fixé ou dû en vertu d’un engagement contractuel) ainsi que des diminutions ponctuelles des fonds alloués à une série d’institutions.
L’Assemblée plénière de la Conférence centrale a soutenu ces dispositions sans réserve. «Ce n’est qu’ainsi que l’on parviendra à maîtriser les coûts et, aussi, à disposer de suffisamment de fonds pour permettre le lancement éventuel de nouveaux projets judicieux et nécessaires sur le plan pastoral», indique un communiqué. (apic/com/pr)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse