L’occasion de transmettre un message à la famille humaine

Rome: Le Jubilé des familles se déroulera du 12 au 15 octobre

Rome, 12 octobre 2000 (APIC) Quelque 200’000 personnes sont attendues les 14 et 15 octobre à Rome pour le Jubilé des familles. Le thème, « Les enfants, printemps de la famille et de la société », se veut une réponse aux différents problèmes de la société. Mgr Francisco Gil Hellin, secrétaire du Conseil pontifical pour la famille, précise les enjeux, à travers une interview accordée à l’agence romaine Fides.

Comme lors des précédentes rencontres mondiales des familles, organisées à Rome en 1994 et à Rio de Janeiro en 1997, un congrès « théologico-pastoral » rassemblera du 12 au 13 octobre près de 6’000 participants, dont des évêques et des couples chargés de la pastorale de la famille au niveau national. La délégation suisse sera composée de François et Véronique Compagnon, Dominique et Brigitte De Werra, Brigitte Muth et Nicolas Betticher. Ils ont été désignés par la Conférence des évêques suisses.

La crise de la famille dans « le Premier Monde » dépend de la recherche du seul bien-être économique individuel, qui met en péril les valeurs morales. Ce modèle ne doit pas être exporté dans le « Tiers Monde » où de nombreux principes de la société reposent toujours sur une forte identité et une grande union dans la famille. C’est ce qu’a notamment déclaré à Fides Mgr Francisco Gil Hellin, Secrétaire du Conseil pontifical pour la famille, dicastère qui organise le Jubilé des Familles. Pour ce dernier dans le monde entier naît un ensemble d’associations pour la famille et pour la vie, dû à « une participation merveilleuse des laïcs ».

Q.: Pourquoi la famille est-elle aussi importante pour l’Eglise catholique ?

Mgr Gil Hellin: Parce qu’elle est le berceau de la personne, qui est le destinataire ultime de la Rédemption du Christ. La famille est une dimension essentielle pour la personne. On ne peut concevoir la personne sans l’engagement matrimonial, de filiation ou de paternité. Au coeur de la famille, il y a la personne. Et puisque l’homme est un point de référence fondamental pour l’Eglise, la famille l’est aussi.

Q.: Comment la famille est-elle considérée dans les structures de l’économie mondiale?

Mgr Gil Hellin: L’économie a ses propres lois qui reposent sur le profit et sur l’intérêt. Elle a besoin de correctifs concernant le respect de la personne. La famille est la cellule intermédiaire entre la personne et la société: avec la globalisation, il faut, au plan international, des règles qui n’écrasent pas les petites entreprises, et qui n’aillent pas contre le bien de la famille. Dans les institutions internationales, aussi, les politiques démographiques ne vont pas vers le bien de l’homme et de la famille, mais sont établies sur un simple calcul numérique : pour abaisser le nombre de la population, on se sert de tous les moyens possibles, comme la stérilisation, en foulant aux pieds également les droits de l’homme et la dignité de la personne.

Q.: Quelles sont les conséquences les plus graves qui résultent de la crise de la famille ?

Mgr Gil Hellin: La crise est très forte dans le « Premier Monde »: une économie qui vise vers le profit individuel, et une culture de la liberté par rapport à tout lien moral, ont conduit au divorce, à l’avortement, et à un risque facile de désagrégation pour la famille. Il en est ainsi parce que l’on ne tient pas compte du bien global de la personne, et parce que manquent les valeurs morales. Ce modèle ne doit pas être exporté dans le « Tiers Monde ». Là, les personnes qui viennent au monde ont l’affection de leurs parents, même et y compris dans la pauvreté. Il faut vaincre la pauvreté, mais pas au prix de renverser les valeurs morales d’engagement entre époux, et des rapports avec les enfants.

Q.: Dans le monde, y a-t-il des d’espérance pour l’Eglise et pour la famille ?

Mgr Gil Hellin: La famille est un bien précieux que l’on possédait, dans le passé, sans être conscient de sa valeur. Il existe aujourd’hui un réveil pour protéger ce bien: dans le monde entier, est en train de naître un ensemble d’associations pour la famille et pour la vie, dû à une participation merveilleuse des laïcs. Dans le « Premier Monde », où les embûches contre la famille sont plus fortes, le réveil est plus fort.

Q.: Quel message le Jubilé des Familles lance-t-il ?

Mgr Gil Hellin: Ce Jubilé affirme que les enfants sont le centre des intérêts pour la famille. Voulons-nous une société d’enfants tristes, contraints à partager leur amour entre leur père et leur mère séparés? Avec tous les jouets possibles, mais sans être embrassés en commun par papa et maman? C’est vraiment triste. Les enfants sont le printemps de la famille et de la société. (apic/fides/pr)

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