Vatican, 19 octobre 2000 (APIC) Le pape Jean Paul II a encouragé le dialogue œcuménique en Allemagne, en recevant jeudi au Vatican le nouvel ambassadeur auprès du Saint-Siège, Wilhelm Hans-Theodor Wallau, venu lui présenter ses lettres de créance.
Pour le pape, il y a aujourd’hui, dans «le pays de la Réforme, des signes qui réveillent des espérances pour l’avenir en matière d’œcuménisme». Jean Paul II a évoqué en particulier la déclaration commune sur la justification, signée à Augsbourg le 31 octobre 1999 par le cardinal Edward Idris Cassidy, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, et par des représentants de la Fédération luthérienne mondiale.
«Il s’agit d’une pierre miliaire sur la voix difficile du rétablissement de la pleine unité entre les chrétiens», a estimé le pape au nouvel ambassadeur d’Allemagne. A ses yeux, un tel document constitue une base sûre pour faire avancer la recherche théologique dans le domaine de l’oecuménisme, et pour dépasser les difficultés encore présentes, dans «l’espoir fondé de les résoudre dans un avenir proche».
Pour Jean Paul II, l’œcuménisme ne concerne pas uniquement le dialogue théologique, mais aussi les domaines sociaux, politiques, économiques et culturels. Le pape estime notamment qu’en Allemagne «tous ceux qui se disent chrétiens» ont le «devoir» de donner un «témoignage commun» sur la nécessité de défendre la famille comme fondement de la société, ou sur les questions liées à la vie humaine, notamment dans le contexte des recherches génétiques actuelles.
Enfin le pape a évoqué le processus de réunification qu’a connu l’Allemagne au cours des dix dernières années, le qualifiant de «stimulant» pour la construction de l’unité de l’Europe. L’Allemagne, a encore estimé le pape, est «un des piliers de la maison européenne» et a «une grande responsabilité» dans ce domaine.
Jean Paul II a conclu avec un regard posé en direction des pays de l’Est. En insistant sur l’importance de l’élargissement aux pays de l’Est de l’Union européenne: «l’Europe ne peut pas respirer sans chacun de ses deux poumons». (apic/imed/vb)
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