« La drogue ne se combat pas avec la drogue »
Rome, 20 octobre 2000 (APIC) Le pape Jean Paul II s’est clairement affirmé contre la légalisation ou la dépénalisation de la drogue, le 20 octobre, en recevant Place Saint-Pierre près de 35’000 représentants de la communauté « Incontro », qui oeuvrent en Italie et dans une dizaine de pays étrangers au service des enfants et des adolescents toxico-dépendants.
« L’Eglise a affirmé de nombreuses fois que se droguer n’est pas une solution, a insisté le pape à cette occasion. Elle souhaite le redire avec force face à des opinions qui voudraient la libéralisation des stupéfiants, ou au moins leur licéité partielle, en considérant que le libre accès à de telles substances contribue à limiter ou à réduire les dommages qu’en subissent les personnes et la société ». « La drogue ne se combat pas avec la drogue, mais par une large action de prévention », a affirmé Jean Paul II.
« L’Eglise est avec vous, elle marche à vos côtés ! » a encore lancé le pape en s’adressant à ceux qui sont engagés dans le monde entier dans la lutte contre la drogue, dont il a décrit l’expérience comme un « drame humain » et « un phénomène préoccupant dans la société contemporaine ».
A cette audience prenaient part des Italiens sortis de la drogue au cours des trente dernières années grâce à des séjours de trois ou quatre ans dans les maisons de la communauté « Incontro », une communauté née en 1963 à l’initiative d’un prêtre italien, Don Pierino Gelmini, également présent lors de cette rencontre avec le pape.
En 1963, Don Pierino Gelmini avait rencontré un jeune drogué lui demandant de l’aide, alors que, travaillant au Vatican, il passait par hasard dans le centre de Rome par la place Navone.
Aujourd’hui, la communauté « Incontro » est composée de 223 centres, dont 173 en Italien et 51 à l’étranger, en Espagne, en France, en Slovénie, au Brésil, en Bolivie, au Costa Rica, en Thaïlande, aux Etats-Unis et au Kazakhstan. Plusieurs personnalités politiques de ces pays ont assisté à l’audience du pape, parmi lesquelles le ministre de l’Intérieur de Thaïlande et le ministre du travail de Bolivie. En Thaïlande et en Amérique latine, la communauté s’occupe spécialement des enfants des rues, et touche chaque année des dizaines de milliers de personnes. (apic/imed/pr)
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