(1) Pour la partie catholique, le P. Gerald Fogarty, jésuite, professeur d’histoire de l’Eglise à l’Université de Virginie et spécialiste des relations entre les Etats-Unis et le Vatican, Eva Fleischner (Autriche), professeur émérite de l’Université de Mo
Des excès comme autant de repentir
Rome, 25 octobre 2000 (APIC) Obsession de la recherche du gain, commercialisation excessive ou aspects spectaculaires démesurés, «exaspération» dans les combats, dopage, fraudes, ou violences des supporters: tels sont, pour Mgr Crescenzio Sepe, secrétaire du Comité pour l’Année sainte, les points pouvant faire l’objet d’un repentir du monde du sport, à l’occasion de son jubilé le 29 octobre prochain.
Dans un article publié en première page de «L’Osservatore Romano» du 25 octobre, l’archevêque évoque en effet le jubilé des sportifs comme «ne occasion très importante pour prendre une plus grande conscience de tels excès». Il évoque par ailleurs le «manifeste du sport» qui sera proclamé ce jour-là, dans le même esprit que celui qui avait été réalisé lors de l’année sainte de 1984 à l’occasion du premier jubilé des sportifs de l’histoire.
Ce document comprenait «un message éthique», rappelle-t-il, invitant le monde du sport à «retrouver ses racines spirituelles authentiques» pour «offrir sa contribution à l’édification de la civilisation de l’amour».
Pour Mgr Sepe, le sport a naturellement sa place dans les célébrations de l’Année sainte dans la mesure où «le christianisme n’est pas une religion métaphysique, mais la seule où Dieu s’est fait semblable à ses créatures au point de s’incarner dans un homme, Jésus-Christ, que nous célébrons pendant ce grand jubilé».
L’archevêque souligne encore que l’apprentissage d’une pratique sportive déterminée, en exigeant concentration, application, esprit de sacrifice, volonté de lutter pour dépasser ses propres limites, respect des règles et loyauté, suscite une «discipline de vie» finalement assez proche de ce qui est appelé «ascèse» dans le langage ecclésiastique.
Cet apprentissage, estime-t-il, comme l’ascèse, peut en effet «purifier l’esprit et le corps d’un individu, en le rapprochant du Seigneur à travers un chemin constant de conversion».
«Comme tous les nouveaux aréopages modernes, le sport présente lui aussi de multiples possibilités d’ouverture à la nouvelle évangélisation», conclut donc le secrétaire du Comité pour le jubilé. «Le jubilé des sportifs marquera pour tous, athlètes et passionnés, un objectif nouveau et décisif dans la noble course pour la gratuité, l’amitié, le dialogue et l’ouverture entre les personnes et les peuples, et une nouvelle victoire contre l’égoïsme et l’utilitarisme». (apic/imed/pr)
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