Rome: Le Jubilé des universitaires débute dimanche avec 10’000 participants
Rome, 1er septembre 2000 (APIC) Quelque 10’000 personnes, dont 280 recteurs et présidents d’universités, vont participer au Jubilé des universitaires qui va s’ouvrir à Rome dimanche 3 septembre et se clôturera le dimanche suivant 10 septembre. A cette occasion le pape Jean Paul II confiera aux universités une icône-mosaïque destinée à circuler dans les diocèses du monde possédant des sièges universitaires.
Selon le président du Comité pour le Jubilé des universitaires, Antonio Cicchetti, l’icône commencera son « pèlerinage » dès le mois de septembre par Athènes, considérée comme le « lieu de rencontre de l’Evangile avec la culture antique ». Portant le nom de « Sedes Sapientiae » soit le « Siège de la sagesse », l’un des titres de la Vierge, l’œuvre a été réalisée par un jésuite slovène diplômé des Beaux Arts, le Père Marko Ivan Rupnik, spécialiste de l’art de la mosaïque, qui a déjà dirigé la restauration de la chapelle « Redemptoris Mater » du Palais apostolique du Vatican, inaugurée par Jean Paul II en novembre 1999 aprèès trois ans de travaux.
D’Athènes à Moscou
Remise au cours du Jubilé à la délégation universitaire du diocèse d’Athènes, qui sera présidée par son archevêque Mgr Nikolaos Foscolos, cette « icône-mosaïque » sera placée dans la cathédrale Saint-Denis d’Athènes jusqu’au dimanche 17 septembre, avant d’être confiée à la délégation de l’Administration apostolique de Moscou.
En attendant, le Jubilé des universités, organisé avec la participation des universités romaines publiques, privées et pontificales, comprendra plus de 10’000 participants et environ 1’500 intervenants, en tenant compte de la soixantaine de congrès organisés au cours de la même semaine en Terre Sainte, au Liban et dans plus d’une quinzaine de villes italiennes.
Dans ce cadre, plus de 280 recteurs et présidents d’universités se réuniront le 8 septembre dans l’une des trois Universités d’Etat de Rome, celle de la Sapienza, dans le but de susciter des collaborations et des échanges culturels entre les facultés. Parmi eux seront pésents le recteur de l’Université de Sarajevo, le vice-président de l’Université de Pékin, le recteur de l’Université de Tokyo, et plusieurs recteurs de Russie et d’Europe de l’Est.
Présence des chrétiens dans le monde universitaire
Le 8 septembre par ailleurs, quelques centaines d’aumôniers d’universités, provenant d’une trentaine de pays, se réuniront dans la matinée à Saint-Jean-de-Latran pour réfléchir sur « la mission sacerdotale dans le monde de l’université et de la culture », avec le cardinal Anthony Joseph Bevilacqua, évêque de Philadelphie, aux Etats-Unis. Le même jour un forum rassemblera 400 étudiants de 20 pays autour du cardinal Vinko Puljic, archevêque de Sarajevo, sur les attentes de l’Eglise dans l’université. Certains d’entre eux proposeront ce jour-là des témoignages sur les différentes formes de présence des chrétiens dans le monde universitaire.
Pour l’élaboration d’un « nouvel humanisme »
Enfin, le 9 septembre, les participants rencontreront le pape pour une messe solennelle au Vatican, tandis que le même jour, dans l’après-midi, une dizaine de cérémonies pénitentielles seront célébrées à leur intention avec la participation notamment du cardinal Aloisius Matthew Ambrozic, archevêque de Toronto, au Canada, du cardinal Friedrich Wetter, archevêque de Munich, en Allemagne, du cardinal Alexandre José Maria dos Santos, archevêque de Maputo, au Mozambique, du cardinal Nasrallah Pierre Sfeir, patriarche d’Antioche des Maronites, au Liban, du cardinal Iniguez Juan Sandoval, archevêque de Guadalajara, au Mexique, et du cardinal Wiyghan Tumi, archevêque de Douala au Cameroun.
L’idée centrale de ce Jubilé est que l’université doit contribuer à l’élaboration d’un « nouvel humanisme », explique pour sa part Mgr Giuseppe Pittau, secrétaire de la Congrégation pour l’Education catholique. « Il s’agit d’un humanisme qui n’est pas fermé sur un simple monologue avec lui-même, mais ouvert à la transcendance, c’est-à-dire ouvert au Christ, le Dieu qui s’est fait homme », « ouvert à la dimension spirituelle-divine de l’homme, parce que, comme disait Henri de Lubac, ’l’humanisme exclusif est un humanisme inhumain’ ». (apic/imedia/be)
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