Omettre les passages des écritures saintes « anti-femmes »
Dublin, 4 septembre 2000 (APIC) Les évêques américains partagent le souci de leurs confrères irlandais, pour qui certains textes de la Bible donnent une image négative de la femme. Deux commissions de la Conférence des évêques catholiques d’Irlande proposent en effet de mettre entre parenthèses certains passages des écritures saintes et de ne plus les lire pendant la messe parce qu’ils donnent une « impression négative à l’égard des femmes ».
Le Père James Moroney, directeur exécutif du secrétariat pour la liturgie de la Conférence des évêques catholiques des Etats-Unis, a souligné que c’est un problème dont les évêques américains se sont occupés il y a dix ans déjà. « Je suis content de voir que les évêques irlandais s’en préoccupent aussi », a souligné le responsable religieux américain.
Un document intitulé « Violence domestique’’, rédigé par la Commission irlandaise « Justice et Paix » et la Commission pastorale de la Conférence des évêques, considère que le langage des écritures saintes a besoin d’être expliqué pour ne pas être interprété comme étant anti-femmes. Les deux commissions épiscopales mentionnent sept passages du Nouveau Testament qu’ils souhaiteraient ne pas voir repris dans le nouveau Lectionnaire actuellement en élaboration à Rome. Le Lectionnaire comporte les lectures de la Bible choisies pour les célébrations de la messe et des sacrements.
« La femme doit être soumise à l’homme »
Des formulations comme « la femme doit être soumise à l’homme » ne doivent plus être utilisées pendant la messe, estiment les évêques irlandais: « Si on devait les citer dans d’autres circonstances, elles devraient être absolument commentées à la lumière des enseignements actuels de l’Eglise ».
Ces recommandations sont contenues dans le document « Violence domestique’’ qui précise que la violence dans les ménages est en progression constante en Irlande. Les évêques irlandais reconnaissent que l’Eglise porte aussi sa part de responsabilité dans le passé, notamment en oubliant d’insister sur le fait que dans le mariage la soumission des époux devait être mutuelle. Cette soumission mutuelle a souvent été confondue avec la domination unilatérale de l’homme. (apic/cns/be)
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