« L’eau n’est pas une marchandise »
Berne, 7 septembre 2000 (APIC) La Communauté de travail Swissaid – Action de Carême – Pain pour le prochain – Helvetas – Caritas demande aux autorités suisses de s’engager pour une Convention internationale de l’eau, qui est un droit de l’homme et non une marchandise.
1 ,4 milliard de personnes n’ont pas d’eau à proximité de leur maison, ni même dans leur village. Chaque jour, en Afrique principalement, des millions de femmes et d’enfants marchent durant des heures pour s’approvisionner dans un ruisseau. Cette eau, souvent souillée par des virus et des bactéries, peut provoquer le typhus ou le choléra. Les scientifiques estiment que dans les pays en voie de développement, une personne sur deux souffre de maladies transmises par l’eau.
La Communauté de travail des organisations de développement exige que l’eau soit inscrite dans la Constitution fédérale. E. Werner Külling, secrétaire général d’Helvetas, explique que si aucune action n’est entreprise, la situation va rapidement s’aggraver. « Le mot magique de l’économie mondiale pour la résolution de problèmes globaux est actuellement privatisation. Aujourd’hui l’eau menace donc de tomber elle aussi dans ce tourbillon et de devenir une marchandise » affirme-t-il.
Suisse: Profonds regrets de l’Eglise catholique chrétienne à propos de « Dominus Iesus »
« Une démarche romaine contraire à l’œcuménisme »
Berne,
(APIC) Fervente adepte de l’œcuménisme depuis ses origines, l’Eglise catholique chrétienne de Suisse regrette profondément que l’Eglise catholique romaine prenne une direction opposée et opère un nouveau retrait dans le dialogue œcuménique par la déclaration « Dominus Iesus », qui exclut les autres Eglises et religions. «
Selon un communiqué publié jeudi à Berne, le Conseil national de l’Eglise catholique chrétienne du 17 juin 2000 avait déjà mis en doute la réalité de l’ouverture du pape à l’œcuménisme, que le pape avait appelée de ses vœux entre autres dans l’encyclique « et unum sint », publiée en 1995.
Les signes négatifs se multiplient aujourd’hui, avec la parution du document « Dominus Iesus » au lendemain de la béatification du pape Pie IX – dont le pontificat a vu le renforcement du centralisme romain et l’affirmation du caractère unique et universel de l’Eglise catholique. Ils ne peuvent être considérés comme de simples coïncidences, poursuit le communiqué. Lorsque la dernière déclaration de la Congrégation de la foi dit qu’il n’existe qu’une seule Eglise du Christ « qui subsiste dans l’Eglise catholique, gouvernée par le successeur de Pierre et les évêques qui sont en communion avec lui », elle se rattache à la tradition de l’Eglise catholique-romaine du XIXème siècle et met l’évolution avant et après le deuxième concile Vatican entre parenthèse. Ainsi, en dépit de plusieurs citations tirées de Vatican II, le but de l’Eglise catholique-romaine apparaît clairement. Il n’est d’Eglise du Christ qu’au sein de l’Eglise catholique-romaine, constate l’Eglise catholique-chrétienne.
L’espoir, né ces dernières années, d’échanges ouverts et fructueux avec Rome, faiblit encore. « Nous craignons que le climat œcuménique n’en soit fortement altéré dans le futur. Il faudra voir de quelle manière on peut poursuivre sur un chemin commun, conclut le communiqué. (apic/com/mjp)
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