« Une perversion de la notion de famille »
Madrid, 21 septembre 2000 (APIC) Mgr Juan José Asenjo, secrétaire et porte-parole de la Conférence épiscopale espagnole, voit avec inquiétude toute démarche législative visant à placer au même niveau les couples non-officiels et les personnes mariées, car une telle constituerait « une agression contre la société, la famille et la dignité du mariage ».
Mgr Asenjo s’est exprimé à titre personnel mardi 19 septembre, jour où le Congrès des Députés discutait plusieurs propositions au sujet de la régularisation des unions en hors mariage. Après avoir affirmé que « ce n’est pas le problème numéro un de la société espagnole », le secrétaire de l’épiscopat a qualifié de « comble de la sottise du point de vue moral et social » la possibilité que les couples homosexuels puissent adopter des enfants. Selon lui, « les enfants ont besoin d’un contexte harmonieux pour leur maturité psychologique ».
Mgr Asenjo juge en revanche « tolérable que l’on envisage des mesures de type fiscal ou concernant les héritages ». La Commission permanente de la Conférence épiscopale, réunie à Madrid depuis le 19 septembre, n’avait pas à son ordre du jour la question de la régularisation des couples non-officiels, mais Mgr Asenjo a tenu à préciser: « Nous allons sûrement faire quelques réflexions là-dessus ».
Il y a quelques jours, Mgr Fernando Sebastian, archevêque de Pampelune, avait déjà critiqué une loi « pour l’égalité juridique des couples stables ». Selon l’évêque, cela entraîne « une réelle discrimination au détriment des mariages ». Cette loi « dénature et pervertit la notion de famille et menace la solidité de la société de Navarre ». (apic/cip/jc/fm)
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