La puissance de Moon en Amérique latine inquiète

Brésil: Des politiciens cherchent l’appui de la secte Moon

Rio de Janeiro, 2 août 2000 (APIC) L’appui manifesté à la secte Moon par des candidats aux mairies et aux conseils municipaux de villes de l’Etat du Mato Grosso, au Brésil, inquiètent les autorités et nombre de politiciens. Malgré les accusations de fraudes qui pèsent sur la secte, en dépit des enquêtes menées à son encontre, ces rapprochements font figure d’allégeance, avant les élections municipales du 1er octobre.

Selon le journal « Folha de Sao Pablo », 4 candidats maires et 38 candidats aux conseils municipaux ont donné leur accord pour participer à la fin de la semaine à un hommage à Moon, fondateur et chef de la secte.

La puissance financière et politique de la secte Moon en Amérique latine est de plus en plus grande. Les autorités policières brésiliennes manifestent leurs préoccupations face à ce qu’ils appellent « l’empire » que la secte édifie dans plusieurs régions d’Amérique latine. La police du Brésil mène actuellement une enquête sur l’achat, par Moon, de 30 haciendas, de plusieurs grands hôtels et de 52’000 hectares de terre à la frontière du Brésil avec le Paraguay.

En Argentine, la présence de la secte s’affirme également de jour en jour. Nombre de quotidiens argentins mettent en garde ces jours contre « la présence croissante » de « l’Eglise » dite « de l’unification » – secte Moon -, en particulier dans la province de Corrientes, au nord du pays. La réaction de la presse fait suite à une conférence organisée par la secte dans un luxueux hôtel de Corrientes, en présence d’une centaine d’invités.

La secte, qui investit des millions de dollars dans la presse et l’immobilier, possède nombre de propriétés en Argentine, et notamment près de Buenos Aires. En Uruguay aussi, la secte étend ses tentacules. Elle a en effet transféré son centre opérationnel à Montevideo, après avoir fui des procès en cours contre la secte aux Etats-Unis.

Au Pérou, la secte Moon travaille depuis des années à former ses « missionnaires » venus du Japon ou de Corée du Sud, afin de les envoyer dans les pays d’Amérique latine à des fins commerciales par la biais d’activités pseudo religieuses. A Lima, la secte possède une maison de formation. Elle y développe en toute quiétude des actions sur lesquelles les doutes les plus sérieux pèsent pourtant. (apic/aci/pr)

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