La procédure prendra encore des années

Inde: Procès en béatification de Mère Térésa: audition des témoins terminée

Calcutta,

(APIC) Ouvert en juin 1999, le procès en béatification de Mère Térésa va durer encore des années, estime son postulateur, le Père Brian Kolodiejehuk, interrogé jeudi à Calcutta.

L’audition des témoins vient de se terminer en Inde mais c’est loin d’être le dernier acte de la procédure officielle qui comporte encore nombre d’études et d’enquêtes. L’archevêque de Calcutta, Mgr Henry D’Souza, avait annoncé que la béatification de Mère Térésa pourrait avoir lieu l’année du grand Jubilé. C’est impossible, estime le procurateur, expliquant que le procès le plus bref de l’histoire récente de l’Eglise catholique, celui de Josemaria Escriva de Balaguer, n’a pu être terminé que 17 ans après la mort du fondateur de l’Opus Dei.

Plus de 150 témoins interrogés

Entamée en juin de l’an dernier par une célébration publique, la première des 3 étapes de la procédure durera jusqu’au printemps 2001. Alors pourront commencer les démarches suivantes. Au terme de toute une série d’enquêtes et d’études préparatoires, le dossier sera transmis au pape, seul habilité à décider d’une béatification.

Le Père Brian Kolodiejehuk a indiqué qu’en plus de 122 témoins à Calcutta, 32 religieuses de la Communauté fondée par Mère Térésa ont été interrogées à Rome, à Londres, en Belgique et dans plusieurs villes américaines. Une proche de la fondatrice des Missionnaires de la Charité a même pris position par écrit. 4’000 religieuses et religieux appartiennent à sa congrégation, active dans plus de 120 pays.

Déjà vénérée de son vivant

Dernière des trois enfants d’une famille albanaise catholique, Agnès Bojaxhiu (Mère Térésa) est née en 1910 à Skopje, en Macédoine. A dix-huit ans, elle entre à la maison-mère de la congrégation irlandaise des sœurs de Notre-Dame de Lorette, qui travaillent comme missionnaire en Inde. Après avoir dirigé l’école de Sainte-Marie, à Calcutta, fréquentée par les hautes castes, elle se tourne vers les intouchables vivant dans les taudis, dès 1948.

Elle fonde la congrégation des Sœurs Missionnaires de la Charité, ouvre la «Maison des mourants» dans une ancien temple de la déesse Kali et un foyer pour orphelins et enfants abandonnés. Suivront des dispensaires, des écoles, des crèche et des orphelinats. La branche masculine des Missionnaires de la Charité est fondée en 1963, l’association des coopérateurs de Mère Térésa, en 1969 et la branche contemplative en 1976. Mère Térésa a reçu le prix Patma Shri (»Lotus magnifique») du chef de l’Etat indien, en 1963, le prix de la Paix Jean XXIII et le prix Nobel de la Paix en 1979. (apic/kna/mjp)

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