APIC – JMJ
Les JMJ, un aventure spirituelle pour les jeunes du 3ème millénaire
Rome, 11 août 2000 (APIC) Les JMJ 2000 sont une aventure spirituelle pour les jeunes, estime le cardinal James Francis Stafford, président du Conseil pontifical pour les Laïcs. «Les jeunes qui y participeront seront les premiers pèlerins du troisième millénaire. Ils perpétuent une antique tradition de prière du Moyen Age», a-t-il déclaré dans une interview à l’agence d’information vaticane FIDES.
Le cardinal Francis Stafford a organisé la Journée Mondiale de la Jeunesse de Denver en tant qu’évêque sur place, puis celles de Paris et de Rome comme président du Conseil pontifical pour les Laïcs. Il explique ce qui pousse les jeunes à se déplacer parfois de très loin pour participer aux Journées de la Jeunesse.
«Les jeunes viennent de loin en tant que pèlerins. Ils veulent être aux côtés du successeur de Pierre dans son siège apostolique pour célébrer tous ensemble la gloire de Dieu en Jésus-Christ. Le pape les précède comme un père et leur indique la route, leur montre que le chemin du pèlerinage est l’unique chemin. Le pape ne cherche pas à vendre des idées d’auto-réalisation, de relations interpersonnelles gratifiantes, d’autonomie absolue, etc. Il dit que l’homme est appelé à être un pèlerin en quête de salut. Sa recherche doit lui faire dépasser sa propre personne».
Le prélat américain relève que le pape Jean Paul II est conscient que de nombreux jeunes vivent une éthique «basée sur une extase triviale, due en particulier à la musique rock.» Ils savent toutefois qu’une recherche est encore possible. «Dans un monde sans couleurs et unidimensionnel, le pape est porteur de bonnes nouvelles. Il annonce la plus grande des nouvelles, qui concerne un événement unique dans l’histoire: ’le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous’.»
Q.: De quelle manière l’Eglise répond-elle, à travers les JMJ, aux attentes, aux problèmes et aux doutes des jeunes ?
J.F.S.:Le pape et les «évêques-catéchistes» (qui donneront des catéchèses aux jeunes dans des dizaines d’endroits à Rome) des JMJ présentent aux jeunes les immenses richesses spirituelles de l’Eglise catholique. Elle a la responsabilité d’une vérité extraordinaire: «Dieu a tant aimé le monde qu’Il lui a donné son fils unique; celui qui croit en Lui sera sauvé». Jésus ressuscité s’est donné au monde à travers l’eucharistie. L’eucharistie est le don suprême du Christ : c’est pour cette raison que le point culminant de la Journée Mondiale de la Jeunesse sera l’eucharistie dominicale. Les jeunes y trouveront la «manne du désert «.
Q.: Les JMJ ne risquent-elles pas au fil des ans de se transformer en une simple routine?
J.F.S.:Les jeunes changent beaucoup en l’espace de quelques années. Comme la lumière du matin, Jésus surprend toujours. Pour chaque nouvelle génération, Jésus est comme le soleil radieux autour duquel le monde tourne. C’est cela l’expérience de chaque génération. La première découverte a souvent été vécue lors d’un pèlerinage à Rome. Au cours des siècles, on découvre de nombreux jeunes parmi les pèlerins: saint François d’Assise (XIIIème siècle); sainte Catherine de Sienne (XIVème siècle); saint Benoît-Joseph Labre (XVIIIème siècle); sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (XIXème siècle) et le bienheureux Piergiorgio Frassati (XXème siècle).
Ainsi, en cette année du Grand Jubilé du troisième millénaire, la question resurgit: qui guidera les jeunes ? Qui les éclairera sur la route ? Avec François, Catherine, Benoît-Joseph, Thérèse et Piergiorgio, prions pour que la lumière du Christ, la puissance de la parole de Dieu, soient des réponses à leur cri inexprimé.
Q.: Les JMJ de Rome se dérouleront au cœur même du Jubilé qui inaugure le troisième millénaire. De quelle manière cet événement marquera-t-il les JMJ ?
J.F.S.:Les jeunes qui participeront à la Journée Mondiale de la Jeunesse 2000 seront les premiers pèlerins du troisième millénaire. C’est quelque chose de très particulier. Ils perpétuent une antique tradition de prière. Au Moyen Age, les pèlerins étaient ceux qui «effectuaient une visite aux sièges des apôtres Pierre et Paul». Un pèlerinage à Rome est une aventure spirituelle. Les pèlerins savent aussi que toute aventure spirituelle est un calvaire. Rome est un but unique de pèlerinage. A Rome, les pèlerins auront le sentiment que les réalités humaines côtoient sans cesse les réalités spirituelles.
Des centaines de milliers de jeunes franchiront la Porte sainte. Ils entreront dans la «maison de Pierre» et verront la tombe de Pierre, prince des apôtres et fondateur de l’Eglise. Là, en la présence sacramentelle de Jésus, ils professeront le credo de Pierre: " Tu es le Christ, le Fils du Dieu Vivant ! «. Enfin, le pèlerinage jubilaire des jeunes de l’an 2000 est unique pour Rome également. Aucune Année sainte n’a rassemblé autant de jeunes. Ils sont les futurs leaders des peuples et des nations. Ils arrivent comme des étrangers. Certaines de leurs nations sont traditionnellement ennemies, mais la communauté des croyants ne connaît pas d’ennemis. En appelant ses «amis» ceux qui étaient avec lui, Jésus a fait de l’amitié le signe le plus profond de l’Eglise, et de l’enfance spirituelle l’expression véritable de
la sainteté. On attend de ce pèlerinage avec le Saint Père qu’il rende l’amitié dans l’Eglise plus respectueuse, plus juste, riche en gratitude et en espoir, comme la vie d’un enfant. (apic/fides/be)
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