Passage de la porte sainte: témoignages de jeunes catholiques et protestants

Encadré

Le passage de la porte sainte n’a laissé indifférents ni les jeunes catholiques ni les quelques participants protestants qui ont fait le déplacement de Rome.

Benoît de Montaigu, 17 ans, vit dans la ville vaudoise de Nyon, mais étudie au lycée de Ferney-Voltaire, en France voisne. Il se destine au journalisme et pense poursuivre ses études en Angleterre et en Espagne. Non pratiquant, il a entendu parler des JMJ de Paris à la télévision et c’est sa mère qui l’a fortement encouragé à se rendre à Rome. «J’étais plutôt hésitant au départ, car c’était la première fois que je participais à un voyage à but spirituel, mais maintenant, je suis très content d’être ici, cela se passe très bien!» Pour la première fois depuis sa première communion, Benoît s’est confessé. Pour lui, le passage de la porte sainte est un grand moment:

«J’espère que tous mes péchés sont pardonnés par Dieu, je suis allé me confesser, cela m’a fait beaucoup de bien. Je crois que désormais j’ai des réponses à certaines questions. J’ai demandé le chemin pour rencontrer le Seigneur et je vais lire la Bible. C’est un truc que j’ai appris aux JMJ».

Agée de 17 ans également, apprentie de commerce, Marie Thévoz appartient à la paroisse protestante d’Ecublens, près de Lausanne. Elle est venue à Rome parce qu’elle participe dééjà à des activités de jeunesse avec les catholiques. «C’est pour moi une Eglise qui offre pas mal d’activités aux jeunes. Je voulais également partager ma foi avec d’autres jeunes qui croient en Dieu. On sent ici qu’on n’est pas seuls». La porte sainte? «Je me suis au début posé pas mal de questions. C’est pour moi le signe que je me présente à Dieu et que je m’engage à suivre le Christ. C’est comme un nouveau départ. Cela ne me gêne pas que ce soit catholique, car ici, c’est avant tout un lieu où le Seigneur est présent. Je ne pense pas que cela fasse de différence, car entre catholiques et protestants, c’est le même Dieu. Pour moi, seule la façon de vivre sa foi est différente, mais c’est a fond la même foi au même Dieu». Marie espère pouvoir participer aux prochaines JMJ, qui devraient se tenir à Toronto, au Canada, en 2002. «Car on voit ici qu’on est de nombreux jeunes du monde entier, que la religion, c’est pas ringard et c’est accessible à tous».

Virginie Guignard, 18 ans, est également protestante. lle vient d’Etoy, près de Morges, et est étudiante au Gymnase de Nyon. Si elle n’a aucune activité au sein de mouvements de jeunesse, elle aussi avait vu les JMJ de Paris à la télévision. Une dame du village l’a encouragée. «Comme protestante, j’étais au début un peu désorientée. De toute façon je vis ces JMJ un peu différemment des autres personnes, mais cela ne me pose aucune difficultés. Passer la porte sainte signifie pour moi laisser dehors tous les poids qui nous accablent et ce passage me permet d’être libérée. C’est une certaine émotion, aussi une démarche de foi, même si ce n’est pas habituel de quelqu’un venant d’un milieu protestant». Elle aussi espère participer aux prochaines JMJ.

Laurent Jüni, 18 ans, vient de Mont-sur-Rolle. Il étudie au Gymnase de Nyon et est pratiquant. Jouant de la flûte à bec, il a longtemps fait de l’animation musicale lors des messes. Depuis un an, il dirige la chorale du secteur Rolle-Aubonne-St-Prex. Laurent n’est pas engagé dans des activités de jeunesse, mais ce sont les images télévisées des JMJ de Paris qui l’ont poussé à venir à Rome.

«Passer la porte sainte, c’est pour moi un peu bizarre, mais c’est sûr que l’on en ressent pas forcément tout de suite les effets. Le sens de ce passage est de donner une direction à ma foi, c’est pour cela que je suis venu aux JMJ. Au Cirque Maxime, je me suis confessé pour la première fois depuis ma première communion». (apic/be)

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