Jean Paul II relève la valeur de l’expérience de la maladie

Rome: Message du pape pour la prochaine Journée mondiale des malades

Rome, 27 août 2000 (APIC) Dans son message pour la prochaine Journée mondiale des malades, Jean Paul II a tenu à rappeler les limites éthiques de la recherche médicale et la nécessité d’un « humanisme authentique » dans ce domaine. Faisant référence à sa propre expérience de la maladie, le pape en relève la valeur pour le chrétien et la vie même de l’Eglise.

« Ayant partagé moi aussi, à plusieurs reprises ces années-ci, l’expérience de la maladie, j’ai compris toujours plus clairement sa valeur pour mon ministère de Pierre et pour la vie même de l’Eglise », témoigne Jean Paul II dans son message, publié le 27 août, pour la IXème Journée mondiale des malades, qui sera célébrée le 11 février 2001, spécialement dans la cathédrale de Sydney en Australie.

Le thème de cette Journée, célébrée depuis neuf ans chaque année le jour de la fête de Notre-Dame de Lourdes, est « la nouvelle évangélisation et la dignité de l’homme souffrant ». Dans ce contexte, le pape décrit les hôpitaux et lieux de soin comme des « sanctuaires », où « même le plus étourdi est porté à se poser des questions sur sa propre existence et sur sa signification, ainsi que sur les raisons du mal, de la souffrance et de la mort ».

Le monde de la santé, « un précieux laboratoire de la civilisation de l’amour »

Jean Paul II insiste donc sur l’importance dans ces lieux d’une « présence qualifiée et significative des croyants ». Il s’agit en effet de « domaines privilégiés de la nouvelle évangélisation », souligne-t-il, le monde de la santé dans son ensemble étant « particulièrement indiqué pour devenir un précieux laboratoire de la civilisation de l’amour ».

Pour le pape par ailleurs, il est important qu’il y ait des professionnels chrétiens dans le domaine de la santé, pour qu’ils puissent « témoigner de leurs convictions éthiques » et « promouvoir le respect de l’Evangile de la vie, en refusant toute forme d’attentat contre elle, de l’avortement à l’euthanasie ».

Non à l’avortement, à l’euthanasie » et à l’acharnement thérapeutique

Jean Paul II insiste d’autre part sur la nécessité de suivre des « critères moraux » et un « humanisme authentique » dans la recherche médicale. « Je souhaite que les potentialités innombrables de la médecine moderne soient mises au service effectif de l’homme et appliquées dans le plein respect de sa dignité », explique-t-il. Pour le pape, il faut une « réflexion sur l’usage des ressources disponibles » dans le domaine médical, pour aider les malades et ceux qui les entourent à prendre leurs décisions face aux « traitements extraordinaires, coûteux et risqués » qui leur sont proposés. « Dans tous les cas, recommande-t-il, il faut éviter les formes d’acharnement thérapeutique ».

Plaidoyer pour l’accès de tous aux soins sanitaires de base

Enfin Jean Paul II lance dans ce message un « appel pressant » aux responsables des nations et à la communauté internationale en faveur du développement des services sanitaires dans les pays pauvres, déplorant que tous n’aient pas accès de manière égale aux services de santé. Il y a là un « grave scandale », insiste-t-il, et c’est un « devoir fondamental » de s’efforcer de donner à ceux qui manquent de moyens matériels la possibilité « d’accéder au moins aux soins sanitaires de base ». (apic/imedia/be)

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