B Un éévêque au chevet d’un jeune criminel brûlé vif
C 2 juillet 2000 (APIC) L’archevêque de Cochabamba, Mgr Tito Solari, salésien, a montré du doigt la police et décidé de payer les frais médicaux pour tenter de sauver la vie d’un jeune criminel brûlé vif par une foule enragée.
Les faits se sont produits il y a quelques jours dans l’un des quartiers populeux du sud de la ville, Villa Candelaria. Un jeune homme a été surpris en train de voler et les habitants du quartier, exaspérés par ces actes criminels incessants, ont décidé de faire justice eux-mêmes en brûlant le jeune homme. La police est intervenue trop tard, et le jeune est maintenant entre la vie et la mort.
Mgr Solari a été lui rendre visite et a chargé deux religieuses de l’archidiocèse de suivre de près l’évolution de son état de santé. 80% du corps du jeune homme recouvert de brûlures au deuxième et au troisième degré. L’archidiocèse a agi dans la plus grande discrétion, et c’est une infirmièr de l’unité de soins intensifs de l’Hôpital Viedma de Cochabamba, Kathy Revollo, qui a révélé au journal local «Los Tiempos» que l’archevêché et d’autres institutions religieuses avaient décidé de prendre le jeune en charge, aucun membre de sa famille ne s’étant signalé.
Se disant «tétanisé et horrifié», Mgr Tito Solari n’a pas hésité à offrir l’aide de l’archidiocèse pour payer les soins. Mais il a aussi mis en cause la police: «Les agents n’arrivent jamais quand on les appelle et ils n’étaient pas là au moment où la foule brûlait le jeune homme». (apic/aci/pr)
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