Douala, 6 juillet 2000 (APIC) Le Cameroun est un Etat de droit et les exécutions extrajudiciaires ne peuvent y être tolérées: c’est ce qu’on peut lire dans une lettre envoyée récemment par le cardinal Christian Wiyghan Tumi, archevêque de Douala, au Cameroun, au gouverneur de la province du Littoral.
Dans cette lettre, publiée par la presse camerounaise, le cardinal Tumi décrit les nombreuses violations des droits de l’homme qui sont à déplorer à Douala. Il y mentionne une liste de personnes torturées dont les corps en décomposition ont été retrouvés dans les eaux du fleuve Nkam. Le cardinal exprime sa vive inquiétude devant le climat d’intimidation, de terreur et de suspicion créé par les cas de disparitions, d’arrestations arbitraires et de descentes nocturnes en lieux publics ou privés.
Pour mettre fin à cette situation, l’archevêque de Douala sollicite le respect des citoyens, ainsi que la publication des textes qui régulent l’activité du commandement opérationnel local, institué pour combattre l’escalade de la criminalité qui afflige le pays. (apic/ci/mm/pr)
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