Belgique : Enquête ouverte pour la béatification du Père Constant Lievens

Héros national en Inde et défenseur des «Adivasis»

Bruges, 14 juillet 2000 (APIC) Mgr Roger Vangheluwe a ouvert une enquête en vue de la béatification du père jésuite Constant Lievens. L’évêque de Bruges, en Belgique, a ainsi répondu à la demande du Fonds Amaat Vyncke et de l’Association des Anciens élèves du Petit Séminaire de Roulers. Mort à l’âge de 37 ans en 1893, le Père Constant Lievens a été missionnaire en Inde, à Chotanagpur, où il a défendu les droits des aborigènes.

L’évêque de Bruges a nommé, comme postulateur diocésain de la cause, Mgr Omer Tanghe, directeur diocésain de Missio et ancien responsable de la pastorale missionnaire. Le Fonds Amaat Vyncke a été créé par l’abbé Lode Monbaliu, curé à Damme, pour soutenir les anciens élèves du Petit Séminaire de Roulers envoyéés en mission.

Sept années de lutte

Né le 11 avril 1856 à Moorslede, près de Roulers, Constant Lievens a fréquenté le petit séminaire de cette ville avant d’entrer au grand séminaire de Bruges. Il a fait ses premiers pas de missionnaire chez les Jésuites en 1878, débarquant le 2 décembre 1880 à Calcutta, en Inde.

Ordonné prêtre le 14 janvier 1883, le Père Lievens a fondé la mission Lievens deux ans plus tard à Hazaribag, chef-lieu d’un des quatre districts de Chotanagpur. Il a œuvré à transformer le regard porté sur les aborigènes et à changer leur attitude vis-à-vis de l’Eglise catholique.

Après sept ans de mission, tombé gravement malade, le missionnaire jésuite a été contraint de rentrer en Belgique où il est mort le 7 novembre 1893.

Des milliers de personnes le long du parcours

Pour le centenaire de sa mort, la dépouille du Père Lievens a été transférée en Inde. Des dizaines de milliers de personnes, postées le long du parcours emprunté par le cortège, ont salué la dépouille jusqu’à la cathédrale de Rnchi, où le Père Lievens a désormais sa tombe dans une chapelle latérale. La cérémonie solennelle organisée pour la circonstance s’est déroulée en présence du cardinal Pimenta, archevêque de Bombay, Mgr D’Souza, archevêque de Calcutta, le nonce apostolique en Inde, une quinzaine d’autres évêques, parmi lesquels Mgr Vangheluwe et Mgr De Hovre, évêque auxiliaire à Bruxelles, ainsi que 170 prêtres.

Centre de santé

La tombe du Père Lievens porte en néerlandais, en anglais et en hindi l’inscription «Le feu est fait pour brûler». A l’occasion du centenaire de la mort du jésuite belge, la première pierre d’un centre de santé a été posée par le diocèse de Bruges et l’Etat belge, qui en supporteront les coûts d’exploitation.

Le centre de soins a été construit dans un diocèse dépendant de l’archidiocèse de Ranchi. La communauté catholique de Chotanagpur, dans la partie méridionale de l’Etat de Bihar, a véritablement été fondée par le Père Lievens. Durant les sept années où le prêtre a exercé son ministère à Chotanagpur, il a réhabilité les aborigènes – les Adivasis -, qu’on avait dépouillés de leurs droits. Il leur a apporté la libération de l’Evangile. Il a pris leur défense, s’est battu pour leurs droits. Il n’est donc pas étonnant qu’il passe pour un héros national, estime-t-on à Bruxelles. (apic/cip/ua/mjp)

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